Chapitre III
L'assistant prit, en maugréant, la
pelle que lui tendait Poilodau.
( Oh, pardon, Mr le professeur !)
Donc, il prit la pelle et commença à creuser.
1 heure plus tard et un mètre plus bas :
"C'est bientôt fini, patron? J'en peux plus !
- Encore un peu, Jacquot ! Je suis sûr que vous trouverez!"
N.B : En tant qu'auteur, il vaut mieux que j'aide ce pauvre
assistant,
sinon il n'y arrivera jamais! Voyons, que lui envoyons-nous? Un
marteau-piqueur ? D'accord. Mais revenons à notre histoire :

"Pa...patron! Super ! Un marteau-piqueur vient de me tomber dessus !
- Vous voyez, qu'est-ce que je vous disais ?
Heureusement que l'auteur vous aide, car sinon, incapable que vous êtes,
nous en serions encore là demain !"
Et les travaux continuèrent.
Enfin, le moment tant attendu arriva :
- Houaouaaaaîe !!!
- Que se passe-t-il, Jacquot ?
- Il se passe, patron, que j'ai abimé mon joli pied contre cette satanée
pierre ! Elle est grosse, en plus !
- Super, Jacquot ! Nous avons trouvé l'entrée du temple ! Et tout ça,
Grâce à mon cerveau de génie !
- et surtout à mes super-muscles, patron !"
Deux ou trois coups de pelle plus tard, ils dégagèrent un mur de pierre,
sans entrée.
-Poltron, heu ! Patron, je crois que vous vous êtes trompé!
-Ce n'est pas grave, je vais refaire mes calculs.
-Vous voulez dire, espèce de...heu, patron, que j'ai creusé pour rien ?
-Oui, mon cher Jacquot!
-Je vais vous...
-On ne dit pas de méchancetés, Jacquot! ce n'est pas dans le scénario. Et
n'oubliez pas que je suis votre patron!
-Vous allez voir c'que j'vais lui faire au patron, moi! Vous..."
Une fois de plus, il n'eut pas le temps de finir sa phrase: d'un coup de
poing phénoménal, le professeur l'envoya valser contre le mur, qui s'ouvrit
sur une entrée !
- Hourra ! Je savais bien que je ne m'étais pas trompé ! Allons, debout
cher fainéant ! Ce n'est pas le moment de dormir.
-Oh les jolis zoziaux! dit Jacquot, sonné. Allons, entrons dans le
temple, patron. Et c'est parti !"

Ils entrèrent par l'ouverture et arrivèrent dans un long couloir
couvert de hiéroglyphes.
"- Qu' est-ce qu'il y' a marqué, patron ?
- Attendez une seconde. Heu... "Essuyez vos pieds avant d'entrer.
Oui, c'est bien ça."
Et là : "Interdiction de ronfler après 20 heures".
Et ici: "Les animaux ne sont pas admis dans le temple".
Ils continuèrent à explorer le temple, et arrivèrent dans une
petite
salle vide, avec une porte au fond.
- Faisons demi-tour, Jacquot! Nous trouverons rien par là !
- Et pourquoi ?
- Voyez ces hiéroglyphes, au-dessus de la porte; et bien il est marqué
"Toilettes hommes".
Ils repartirent donc, et explorèrent une autre partie du temple.
"Non seulement nous avons découvert une merveille de l'Antiquité,
disait
le professeur, mais en plus, en l'explorant, nous en saurons plus sur son
histoire. Nous pourrons peut-être aussi trouver un tombeau de pharaon, avec
sarcophages et momies à souhait, et peut-être même un trésor royal!
-Oh, oui ! Oh oui, patron!" répondit Jacquot."
Ils arrivèrent dans une grande salle remplie de colonnes, avec au fond les
statues des dieux Anubis, Râ, Numéris et Itinéris.
"Toutes ces statues ! vous croyez qu'elles vont supporter le flash de
mon
appareil photo?
-Aah ! Voilà des inscriptions intéressantes ! dit le professeur en
faisant mine de ne pas l'entendre. Ecoutez çà :
"ce temple, appelé d'abord "Temple d'Anubis", était
l' endroit préféré des pharaons, en particulier de Toutenkhâmon. Mais un jour, un
pharaon fut décapité par des brigands,et il fut embaumé dans ce temple. Le temple fut
ensuite appelé "temple de la momie assassinée". Il a été abandonné, car
personne ne veut plus pénétrer dedans : le bruit court que la momie sans tête se
promène dans son temple et tue les intrus qui y entrent...
- Bouh! charmant! et... ça ne vous fait pas peur, tout ça, patron ?
- Bah ! Bêtises, tout cela !"

Ils longèrent un long couloir quand soudain, Jacquot, sauta dans les bras
du professeur.
- AHHHHHH ! Au secours! Pa...Patron, bégaya-t-il, j'ai entendu un
bruit!
la... la momie !
- Mais non, stupide ! Ce ne sont que des rats.
- Ouf, pas de momie. Mais...mais... Des rats ?
Horreur, c'est encore pire ! PATROOOOOON !!!
pro... protégez-moi ! Emmenez moi ailleurs, ou je ne bougerais pas d'ici.
Allez, sioûplait, patron!"
Le professeur, en colère, laissa tomber le pauvre assistant qui
s'enfuit à toutes jambes, laissant derrière lui deux misérables rats qui se
demandaient ce que voulait cet excité qui troublait leur sieste en criant
comme un fou.
Illustrations : Elèves de l'Ecole des Bruyères à Louvain La Neuve (Belgique)
Merci aussi à leur instituteur, Olivier, pour sa bienveillante correction orthographique.