Chapitre 5
...Et les voilà errant dans les couloirs sans parvenir à retrouver leur chemin.
|
- Zut de zut, patron! Je veux quitter ce temple, cet
idiot de Toutenkarton, et cette momie sans tête, qui ne se rend même pas compte qu'elle
ne m'effraie pas du tout! Soudain, ils retrouvèrent Toutankhâmon, qui avait bien du mal
à se tenir debout, après la correction que lui avait donné Ouktamitatêth.
|
- Oh pardon, monsieur Touten...Toutencaleçon!
- Bon, écoutez-moi les deux casse-pieds. j'ai besoin de vous, et vous ne
partirez pas avant de m'avoir rendu ce service. Comme vous devez vous en douter, je suis
ici depuis plusieurs millénaires et je m'ennuie. Je n'ai pas pu aller au pays des dieux
comme tous les morts, car mon coeur était plus lourd que la plume de vérité.
- Qu'est-ce que c'est que ces histoires? demanda l'assistant.
- Ben quoi, d'où tu sors, toi? Vous n'apprenez plus ça à l'école? Votre
pharaon vous à fait changer de croyances ou quoi ?
<<François Mitterand, un pharaon? Non, il doit se tromper. >>
pensa Jacquot.
|
- Bon, reprit la momie en soupirant. Je vais t'expliquer : Quand tu es
mort, tu arrives devant le tribunal des dieux, et Anubis met sur une balance ton coeur,
avec de l'autre côté une plume. S'il est plus léger, tu as droit à la vie éternelle.
S'il est plus lourd, il est dévoré par un monste. Mais moi, dès que j'ai vu qu'il
était plus lourd, je me suis vite enfui avec. La grosse bébête m'a couru après, mais
j'ai réussi à me réfugier ici, je m'en suis tiré avec un bout de fesse en moins. Je
crois que c'est un peu ce qui est arrivé aussi à Ouktamitatêth.
|
- Que vous alliez me prendre le diamant sacré. Car j'ai réussi à
alléger mon coeur en l'ouvrant et en le vidant, mais sans ce diamant, je ne peux pas
retourner devant les dieux. Vous le trouverez dans le repaire de l'aigle Noir, sur l'île
de Soupah-Lhonion . Surtout ne cherchez pas à vous enfuir, car les momies comme moi ont
de nombreux pouvoirs. Pour sortir, je peux vous aider, car je connais le temple comme la
moindre de mes bandelettes!
***
Aussitôt dit, aussitôt fait, voilà nos deux amis dehors.
-Patron, vous voulez des lunettes de soleil? dit Jacquot qui avait mis
les siennes.
Après une bonne marche, ils arrivèrent au bord du Nil. Ils essayèrent quand
même de partir, pour voir, mais une grande barrière de flammes qui apparut soudain leur
fit changer d'avis.
- Bon. Avez vous toujours sur vous le canot gonflable
soit-disant indispensable?
|
![]() |
- Patron, je crois bien que nous coulons !
En effet, ils coulèrent et durent continuer à la nage, en allant vite pour
échapper aux crocodiles qui se léchaient déjà les babines. Ils arrivèrent cependant
sur l'île sans morsure , à la grande déception des crocodiles. Et les voici sur la
plage de l'île:
- Oh la la! quelle végétation! Mais c'est une vraie jungle, patron!
- Oh, arrêtez de m'appeler patron, vous m'énervez!
- OK, OK, patr...heu, chef. Bien chef.
Ils marchèrent un peu, et enfin ils parvinrent devant une petite grotte.
![]() |
-Je pense que c'est celle-là,
dit enfin le professeur en désignant une ouverture dans les rochers.
|
Tout à coup, ils entendirent un énorme rugissement, et Jacquot devint soudain
plus pâle que sa chemise (qui avait été blanche, autrefois!).
Sans chercher à se causer des ennnuis avec l'habitant des lieux, ils s'en
allèrent sur la pointe des pieds, et cherchèrent une autre grotte.
Illustrations: école de.......
![]() |