Nos textes et poésies
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La poubelle mécanique Il y a longtemps, sur les bords du Nil, des égyptologues ont découvert une pyramide qui ne renfermait aucun trésor, mis à part une chose énigmatique qui ressemblait vaguement à une poubelle. Celle-ci était constituée dune matière inconnue. Après des analyses approfondies, ils en conclurent que cétait bien une poubelle mais qui était dotée de toutes les capacités : voler, parler tous les dialectes connus dans lunivers, écrire, conduire, se transformer... Un seul indice permettait de lidentifier à tout moment, cétait une espèce de ceinture métallique douée de pouvoirs magiques. |
| La poubelle bénéficiait jusque-là du sommeil éternel mais la profanation des égyptologues réveilla les esprits maléfiques de Toutencamion et elle utilisa sa ceinture pour se rendre cruelle. Les découvreurs étaient algériens et ils transportèrent la mystérieuse poubelle dans leur pays, à Civilville, la ville des gens civilisés. Ils voulaient mieux lanalyser avec du matériel sophistiqué. Mais un matin, en entrant dans leur laboratoire, ils découvrirent avec consternation que la poubelle sétait volatilisée. | |
Roger
et Gertrude, deux
retraités,
qui cherchent à rédiger un article pour
le journal associatif de leur club du troisième âge,
découvrent à la une du journal " Chapeau
Léon et Botte de cuir " :
" Disparition dune poubelle fantastique
dans un laboratoire de Civilville ". |
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Au moment de présenter leurs papiers
didentité, Roger et Gertrude se rendirent compte
quils les avaient oubliés. Espérant berner les
garde-frontières, ils leur montrèrent la carte
dadhérent à leur association. Mais les douaniers
ne se laissèrent pas enjôler et ne goûtèrent point la
plaisanterie. |
Cependant, fière de sa ruse, la
poubelle sest échappée pour simmerger dans
la Méditerranée en se
transformant en sous-marin
ultra-polluant. Elle souille ce sublime paradis bleu en rejetant des tonnes de
déchets. |
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Pendant ce temps, Roger et Gertrude, qui
avaient perdu le traces de lhuile verte, allaient de
ville en ville pour tenter de retrouver les
scientifiques. Le téléphone arabe vint à leur secours.
Dans un village, au cur du Sahara libyen, ils
allèrent sapprovisionner en boisson. Au moment de
régler leurs achats, ils surprirent la conversation dans
le jargon local, entre la marchande et une cliente.
Heureusement que Roger, qui avait beaucoup voyagé, avait
des connaissances linguistiques suffisantes pour
comprendre ce quelles disaient. " Vous avez ty entendu, ya des ptits innocents qui sont entrain de moisir dans une cave. Ah ! Cest y pas malheureux. - Mais, qui cest ? Où ça ? intervint Roger. - Avant d vous l dire, qui êtes-vous dabord ? - Nous sommes des retraités qui préparons un article pour notre journal associatif. - Ah ! Ben, ce sont des chercheurs qui ont été retrouvés emprisonnés dans un hôtel dAlger. Roger et Gertrude s acquittèrent au plus vite de leur dette, oubliant même leur monnaie. Ils sengouffrèrent dans leur vieille carcasse qui ne démarra pas du premier coup et que Roger dut pousser. Pied au plancher ils reprirent la direction de la frontière algéro-libyenne. Ils empruntèrent une piste au milieu du désert pour éviter de rencontrer à nouveau les douaniers qui leur avaient causé quelques difficultés à laller. Manque dessence ! Ils tombèrent en panne. Obstiné, Roger se résolut à pousser la voiture. Il commençait à sépuiser quand ils rencontrèrent une caravane de nomades. Ils troquèrent avec ceux-ci leur attirail de défense contre deux chameaux qui les tractèrent jusqu'à la station-service la plus proche. Là, ils échangèrent à nouveau les chameaux conte des réserves suffisantes de carburant afin de parvenir sans encombre à Alger. Le lendemain, après une nuit blanche, tout fourbus, ils atteignirent enfin la capitale algérienne. Ils téléphonèrent dans au hasard dans différents hôpitaux algérois et retrouvèrent la trace des égyptologues dès le troisième appel. Sans tarder, ils allèrent les consulter. Une fois à lhôpital, il y a foule de journalistes. Fatigués par leurs péripéties de voyage, nos deux reporters décident daller piquer un bon somme et de revenir pendant la nuit. Ils atterrissent dans un hôtel qui leur coûte la peau des fesses. La nuit tombée, après un repos mérité mais interrompu par leur mission, ils semparent dune échelle quils vont poser sous la fenêtre des égyptologues. Surpris, ceux-ci nont pas le temps de crier car Roger et Gertrude leur font inhaler du chloroforme. Ils vont dénicher des habits dinfirmier dans la lingerie, empruntent deux brancards pour passer inaperçus jusquau parking où les attend leur fidèle tacot. |
| Parvenus au laboratoire, les égyptologues ne se
réveillent pas tout de suite. Ils dorment toujours comme
des loirs. A leur réveil, Roger et Gertrude les
rassurent aussitôt sur leurs intentions. Les deux
égyptologues comprennent très vite et acceptent de les
aider. Les deux retraités leur demandent comment ils se
sont retrouvés dans une cave à vin. " Au cours de nos recherches, nous avons découvert que la poubelle avait des capacités surprenantes. Ainsi elle sest constitué une armée à qui elle a ordonné de nous empêcher de la retrouver. Cest comme ça que nous avons été abandonnés dans ce trou. Ils leur livrent aussi certaines de leurs hypothèses : " Premièrement, nous supposons que cest la poubelle qui a causé la pollution de la Méditerranée. Deuxièmement, nous pensons quelle ne va pas sarrêter là et quelle va poursuivre sa vengeance en accomplissant de nouvelles catastrophes. " |
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A suivre ... |
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Les feuilles jouent de l'harmonica Qui a l'air un peu fada. Puis elles enlèvent leur pantoufles de cristal Et s'allongent sur une plate-forme animale Vous les verriez Dormir sans se réveiller Pensant tantôt aux devoirs, Tantôt à boire. Mais maintenant, sans les réveiller, Nous allons les laisser rêver. Emmanuelle K |
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Le vent Le vent souffle dans mes cheveux. Le vent fait voler les feuilles mortes. Pourquoi le vent est-il transparent ? C'est une histoire de l'au-delà. Amélie |
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Il ny a pas si longtemps, dans la rue Bidochon, aux numéros seize, dix-huit et vingt, vivaient en mauvais voisinage trois sorcières aux caractères très différents. Sorcière n°1 : Mademoiselle Georgette Dugrosnez, sorcière traditionnelle, trois cent quarante-quatre ans. Caractère : vantarde. Sorcière n°2 : Mademoiselle Marie-Diable Tripleverrues, sorcière dautrefois, soixante-deux ans. Caractère : maniaque. Sorcière n°3 : Mademoiselle Jennifer Delabros, sorcière moderne, vingt-quatre ans. Caractère : branchée. Elles étaient toujours en conflit car elles voulaient savoir qui était la meilleure. Mademoiselle Dugrosnez se vantait de tout savoir après avoir englouti un mélange de sang de chauve-souris et de vers de terre qui lui avait donné un esprit surhumain et même " sursorcier ". Mademoiselle Tripleverrues, très près de son corps mais aussi très maniaque, passait son temps libre dans son salon de beauté personnel et quand elle ny était pas, elle rangeait sa cuisine. Mademoiselle Delabros était punk. Quand elle ne concoctait pas ses potions, elle passait son temps devant la télévision à sempiffrer de pop-corns. Un jour, en lisant le magazine " Sorcières de tous temps ", nos trois sorcières virent crit en gros caractères : " CONCOURS DE SORCELLERIE ". La réactionde la sorcière n°1 fut : " Foi de chauve-souris décapitée ! Que vais-je bien pouvoir préparer dans mon chaudron ? " Celle de la sorcière n°2 fut : " Foi de cuisine mal rangée ! Que vais-je bien pouvoir mijoter dans ma marmite ? " Enfin la sorcière n°3 sécria : " Foi de télé mal branchée ! Que vais-je bien pouvoir décongeler dans mon micro-ondes ? " |
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Dans sa cuisine, Mademoiselle Dugrosnez mitonna une potion pour changer les princes en crapauds. De son côté, Mademoiselle Tripleverrues concocta un mélange pour avoir des cheveux plus brillants. Quant à Mademoiselle Delabros, elle fit bouillir une huile spéciale pour réparer son scooter en quatre secondes.Quelques temps après, elles se rendirent ensemble au concours de sorcellerie, tout en sinsultant. Après avoir fait chacune leur démonstration, elles allèrent dans les coulisses pour attendre de savoir qui serait la gagnante... |
Enfin on annonça : " Mademoiselle Dugrosnez, première, gagne trois millions et un superbe chaudron en or massif ! Mademoiselle Delabros, deuxième, gagne deux millions et un chaudron en argent ! Mademoiselle Tripleverrues, troisième, gagne un million et un chaudron en bronze ! " Maintenant quelles avaient trouvé qui était la meilleure, elles pouvaient se réconcilier et partirent toutes les trois en Norvège grâce à leur récompense. |
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