| Aéroport de Bordeaux-Mérignac
13-12-2001/23h06 A présent, il neige à gros flocons, la camionnette parvient devant la grille dentrée de laéroport désert, à cette heure ci. Le conducteur ouvre sa vitre et tape le code d'accès. La grille ne souvre pas. Il frappe sur la glace qui le sépare de larrière de la camionnette:"Patron, ça ne marche pas!" "Calme toi et recommence, tu es trop nerveux, le code, tu le connais." Il le refait plus calmement: "0, 0, 7, 5, 1, 0, 2" La grille souvre enfin en coulissant silencieusement. La camionnette laisse deux traces noires sur le tapis neigeux qui recouvre lallée. Elle se positionne devant la porte dun immense hangar. Un homme, habillé dun bleu de travail, en ouvre la porte. La camionnette avance jusquaux soutes dun avion. Près des soutes deux hommes attendent, ils ouvrent la porte arrière de la camionnette. Linspecteur Georges grimpe dans la soute arrière de lavion. Les deux hommes chargent les sacs dans lavion. Linspecteur allume une torche, il compte et recompte les sacs pour voir sil nen manque aucun. Il y a bien les cinquante sacs, il en est sûr et certain. "Tout est bien chargé patron, bon voyage." Le chauffeur referme soigneusement la porte de la soute. Il remonte dans la camionnette qui sort du hangar et séloigne aussi silencieusement quelle est venue. Vincent Georges sait quil va devoir attendre 5 heures avant que lavion décolle, il est fatigué, mais il renonce au sommeil, car il doit surveiller un milliard deuros. Deux heures plus tard, lInspecteur entend la porte du hangar souvrir, il ne sinquiète pas, car il sait quà cette heure là, les mécaniciens arrivent pour vérifier lavion. Il ne les entend pas très bien, car la soute est bien isolée. Quand lavion sort du hangar pour aller se placer devant la salle dembarquement, tiré par un camion, lInspecteur sent les vibrations de la carlingue. Enfin, son attente interminable va prendre fin.
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