Chapitre 2

14.12.2001 1h00

Les portes du hangar s’ouvrirent bruyamment et un vent glacé s’engouffra dans le hangar dans lequel un Airbus A 300 d’Air-France était garé . Ses flancs portaient le numéro AF 309.

Quinze mécaniciens s’étaient  rassemblés autour du mécanicien en chef et attendaient ses instructions.

„ Vous quatre, vous vous occupez du système hydraulique et de l’électronique . Et les autres,

vous contrôlez les turbines et les trains d’atterrissage. Allez, dépêchons-nous. Nous n’avons

que trois heures."

Les quatre mécaniciens chargés de vérifier les systèmes hydrauliques et les ordinateurs de bord s’engagèrent, les uns après les autres, sur un escalier mécanique qui les conduisit à l’intérieur de l’avion. Ils traversèrent les compartiments de première et de deuxième classe et atteignirent une porte métallique au fond de l’avion . „ Vite, la carte " L’un des hommes chercha un court instant dans la poche intérieure de son blouson et en retira une carte magnétique qu’il introduisit dans le décodeur .

La porte s’ouvrit pratiquement sans bruit. Les quatre mécaniciens montèrent dans un ascenseur qui les conduisit dans les soutes de l’avion où se trouvaient les systèmes qu’ils devaient contrôler.

„ Bon, nous y sommes. Notre récompense se trouve là, derrière cette porte. 1 milliard d’Euros." Les quatre hommes ne purent s’empêcher de pousser des petits cris de joie.

„ Ne perdons pas de temps . On fera la fête plus tard. Suivons rigoureusement notre plan !"

Les hommes se débarrassèrent de leurs combinaisons de mécaniciens, ouvrirent la porte d’une armoire et saisirent chacun deux valises. Pendant que le colonel Gilles Challe et le lieutenant

Pierre Richard les vidaient de leur contenu, Sean Dillon et le capitaine John Grand installèrent

des charges d’explosifs sur les conduits hydrauliques et dans les ordinateurs.

Gilles Challe et Pierre Richard, deux déserteurs de la Légion étrangère , avaient fui l’Algérie

et avaient trouvé refuge dans le „milieu" français . Sean Dillon était un terroriste connu dans le monde entier et avait participé à plusieurs attentats au compte du PLO (Palestine liberation organisation ) , de l’IRA ( Irish republican army) et de l’ETA (Euzkadi ta Azkatasuma ).

John Grant avait servi 12 ans dans le SEAL ( Sea , air and land Force ), une unité spéciale

de la Navy américaine et avait été décoré du Silver Star et de la Navy Cross pendant la guerre du golfe. Il avait dû quitter l’armée à la suite d’une bagarre dans un bar où il avait, sous l’emprise de l’alcool, blessé grièvement un officier supérieur .

„Ça y est !" annonça Dillon „ les charges d’explosifs sont en place"

Il se frotta les mains : „ Fait pas chaud ici".

Challe et Richard avaient déjà préparé leurs parachutes et enfilé leurs treillis blancs et gris .

„ De source sûre, nous savons que les sacs ne sont gardés que par un seul homme, un certain Vincent Georges. Comme le transport est ultra-secret et que personne ne compte sur une attaque, il n’a qu’un armement très léger. Nous savons donc ce qui nous attend, heureusement."

„ Nous savons tous ce qui nous attend, sauf Vincent, malheureusement pour lui „ ajouta Grant en souriant.

Il enfila à son tour son treillis et son parachute, qui comme ceux de ses compagnons étaient d’un type spécial. Ils étaient en effet conçus pour s’ouvrir très rapidement à basse altitude, ce qui permettait aux parachutistes de ne pas se faire repérer. Puis Grant ouvrit une valise de laquelle il sortit cinq fusils mitrailleurs MP 5.

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