Une famille de gens assez pauvres habitait une petite maison de bois à l'orée d'une forêt. Le rêve de ces braves gens était de posséder une horloge qui sonnerait toutes les heures.
Un jour que le fils et le père se promenaient dans
les bois, le fils grimpa dans un arbre et vit au loin une cabane abandonnée.
Cinq minutes plus tard, ils avaient pénétré dans la cabane,
et découvraient une horloge exactement comme celle dont ils rêvaient.
Le
père se précipita dessus, et ils décidèrent de la
rapporter chez eux.
L'horloge était très lourde, mais ils
furent de retour chez eux au bout de vingt-cinq minutes.
La soir arriva,
toute la famille se coucha.
A minuit, l'horloge sonna, et à ce moment-là,
le chat s'étouffa avec une arête de poisson.
Les gens se réveillèrent
et accoururent auprès du cadavre de leur chat. Ils pleurèrent
pendant une bonne dizaine de minutes, puis se recouchèrent.
A une heure du matin, l'horloge sonna à nouveau. Alors, les robinets se mirent à couler, couler, tant et tant que la maison fut inondée. En cinq minutes, il y eut cinquante centimètres d'eau dans toutes les pièces. Le père alla chercher le téléphone, qui flottait, et pourtant marchait encore. Il appela les pompiers, qui étaient en manque d'eau, et arrivèrent cinq minutes plus tard pour recharger leur pompe. Cela tombait bien, car ils devaient justement aller éteindre un feu.
A ce moment-là, le petit garçon dit à ses parents:
"Depuis que nous avons cette horloge, chaque fois qu'elle sonne l'heure, il y a comme une malédiction."
Le père répondit:
"Mais non, quelle idée bizarre! Ce n'est sans doute qu'une coïncidence."
Mais la fille n'était pas d'accord:
"A deux heures du matin, tu verras que quand l'horloge sonnera, il y aura encore une malédiction!
Deux heures sonnèrent, et ce fut le moment où les rats envahirent la maison.
Les habitants sortirent chercher des fourches à fumier, et embrochèrent les animaux.
Alors le père dit à son fils:
"Décidément, fiston, tu avais raison. Il ne nous reste
qu'une chose à faire pour nous débarrasser de cette horloge, c'est
de la brûler."
Sans attendre que le jour se lève, comme
ils ne voulaient pas attendre la malédiction de trois heures du matin,
ils sortirent l'horloge dans le pré voisin, et la firent brûler
complètement
Elle se consuma complètement, et il n'y eut plus
de malédiction. La famille était très soulagée.
Cinq ans plus tard, le fils passa à côté de la cabane où ils avaient trouvé l'objet maléfique. Il jeta un coup d'oeil par la fenêtre, et, stupéfait, il constata que l'horloge était réapparue!...
Elle était donc bien enchantée...
Laurent B et Arnaud B