Au CE, une élève trop préoccupée par des soucis personnels pour travailler. Comportement : cherche à se faire remarquer de toutes les façons possibles, ne supporte pas d'être seule, " perdue ou anonyme " au milieu du groupe.
Question ; Que faire ? Réponse : la psy. Elle a fait son diagnostic, a conseillé aux parents de consulter à l'extérieur, rien ne se passe.
Questions 2 : que faire ? Réponses 2 Je ne sais plus… Cette enfant ne fait rien, perturbe la classe et (ne le répétez pas ) me tape sur le système. J'ai avancé un tout petit peu avec les parents qui semblent décidés à consulter. Mais en attendant ?
Questions 3 : que faire ? Réponse 3 Help
R : Ne pas culpabiliser, ne pas rester seul ; en parler, en équipe éducative, aux collègues. L'élève ne fait-elle réellement rien ? Quelle est sa place par rapport à son projet même si ce n'est pas vraiment scolaire ?
JP: En attendant………. On ne peut rien tout seul; il est donc important de travailler cette difficulté avec d'autres (équipe éducative et les parents). Ensuite, dans la classe, on est tout seul (souvent) comme adulte face à l'enfant dans cette situation. Peut-être qu'il est alors important d'avoir relativisé nos ambitions en fonction de ce que l'équipe éducative aura établi de préférable et d'envisageable. Même si on se retrouve seul dans la classe comme adulte à devoir répondre à l'expression de la problématique psychique de l'enfant, il est important de ne pas être seul dans l'analyse de la situation et de savoir avec qui pouvoir échanger au sujet de cette difficulté.
Ch : Il faut d’abord entendre ce que signifie ce comportement, ce vouloir à tout prix se faire remarquer, c’est une grande souffrance de l’enfant, un appel " au secours " pour nous dire " je suis là parce qu’on m’y a mis mais j’y suis mal ". On n’a pas forcément de réponse à lui apporter mais au moins c’est un premier pas vers " j’entends ta souffrance et je la respecte. " C’est notre regard sur l’enfant qui se modifie : considérer qu’il n’est pas un incapable mais qu’il a construit cette incapacité. C’est notre oreille qui s’ouvre à l’écoute, au dialogue, à l’échange.
Cette enfant ne supporte pas d'être seule, peut-être le sentiment d’abandon est très présent chez elle. " Perdue ou anonyme " au milieu du groupe ", peut-être est ce le moyen qu’elle ait trouvé pour se protéger, pour tenir le coup ? Un tout petit groupe, un parrainage choisi sur le mode de la relation affective peut peut-être l’aider.
J : 2 choses à prendre en compte :
- cette enfant : elle va sûrement mal ; elle a besoin de soins mais cela ne peut se faire qu’avec l’accord et la collaboration des parents. Ce n’est jamais facile, cela peut être long même si les parents commencent les démarches. Il y aura sans doute des avancées puis des reculs possibles.
En attendant, je crois qu’il faut avant tout favoriser l’expression individuelle pour cette enfant : dessin, peinture, sculpture, texte libre, conte, expression dramatique, musique, expression corporelle... Cela lui permettra peut-être d’évacuer une partie de ses " tensions ". En tant qu’adulte tu ne sauras pas forcément ce qui se passe mais cela n’a pas d’importance.
- toi en tant qu’enseignante, effectivement, il ne faut pas rester seule. Dès que les soins auront commencé, tu peux peut-être entrer en contact avec le service qui suit l’enfant, pas pour savoir ce qui se passe mais pour trouver peut-être quelqu’un d’attentif à ta souffrance à toi. Certains pédopsychiatres prennent en compte la dimension scolaire.
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