Pour chaque changement d'activité, (écriture, fichier…) cet enfant refuse le travail. Puis, dans un second temps s'y met mais avec une autre " opposition " : exemple, il écrira sur le cahier en griffonnant à côté, dans la marge.

L: peur d'échouer ? attirer l'attention à tout prix ? Et si l'enseignant s'en fichait des griffonnages dans la marge ? Valoriser autrement.

JP: c'est peut-être un peu tarte à la crème de se demander ce qu'en pense le psychologue scolaire….. Avant d'aller plus loin dans la recherche qui n'est pas de la compétence pédagogique, je me dis qu'il est peut-être important de se demander pourquoi un enfant est toujours dans l'opposition par rapport à une tâche à effectuer. Est-il dans l'opposition dans ce seul type de situation ou dans d'autres situations? Quel âge a-t-il? Es-tu le ou la première à remarquer ce comportement de l'enfant, depuis le début de sa scolarité? Comment se comportait-il dans les classes précédentes? Quelle réponse y a été donnée? Quelle est son histoire? Au milieu de quelle dynamique ou absence de dynamique, ou problématique familiale se trouve-t-il? En as-tu parlé aux parents? Rencontrent-ils ou non aussi cette difficulté à la maison? Comment la vivent-ils? En ont-ils parlé avec des tiers? Accepteraient-ils de se demander un peu plus le pourquoi de ce comportement? Là encore, ne pas rester seul; parler avec les collègues de l'école, avec des collègues du RASED s'il y en a qui passent par ton école. SI cet enfant réagit différemment que les autres aux lancements d'activité, c'est peut-être parce qu'il a une angoisse à régler qui n'est pas que du fait pédagogique.

Ch : Et si l’enfant pouvait faire des choix. Il se met à travailler parce qu’il est obligé. Du coup il manifeste son désaccord en sabotant. Peut on imaginer lui proposer un contrat avec des activités bien repérées (graphisme, écriture, jeux de manipulation, lire un livre...) mais qu’il pourra faire dans l’ordre qu’il aura choisi.

Une autre piste : Laisser une trace, un écrit, c’est laisser quelque chose de soi... Pour certains enfants, cela peut être vécu comme une mise en danger, donc une impossibilité à faire.

J : - je crois qu’il faut d’abord essayer de ne pas accorder d’importance à cette attitude d’opposition (c’est plus facile à dire qu’à faire...). Cet enfant teste (peut-être) l’adulte par ce comportement. Plus il sent ta réticence, plus il est enclin à continuer

- peux-tu essayer ensuite d’en parler avec l’enfant, simplement, sans animosité ?

lui demander ce qu’il ressent quand on lui demande de faire quelque chose, qu’est-ce qu’il ressent quand il s’oppose lui dire aussi ce que tu ressens (si tu le peux) semble important

Secteur AIS de l'ICEM
Si tu peux nous aider à améliorer cette réponse, ce serait gentil de nous envoyer un mail en cliquant sur l'ourson facteur. Nous ferons paraître ta contribution ensuite sur ce site.
Retour à la table des questions