Je travaille depuis 2 ans dans un IEM pour enfants cérébraux lésés. Je n'ai pas la formation spécialisée. Alors des enfants qui m'ont posés questions j'en ai plein : que faire quand un enfant crie sans prévenir et cela plusieurs fois dans la journée? que faire lorsqu'un enfant est violent avec les autres? Je n'attends pas de réponses car nous travaillons tout au long de l'année à essayer de trouver des trucs et des astuces pour résoudre ces problèmes. Par contre en tant que débutante dans ce domaine, je trouve que la pédagogie freinet est une aide pour certains enfants. J'avais lu dans divers documents sur les enfants IMC que les pédagogies de l'autonomie étaient un échec. Or le plan de travail est la seule façon de travailler pour moi. Les enfants partent en prise en charge à différents moments de la matinée. Grâce au plan de travail ils peuvent quitter une activité et la reprendre ensuite (ils savent où ils en sont). De plus le plan de travail les aide à structurer leur journée ce qui leur est souvent difficile. Enfin le plan de travail est comme une façon de ritualiser les moments d'apprentissages et je travaille avec des enfants qui ont besoin de ritualiser pour être rassurés. Les enfants IMC ont pour certains des capacités cognitives, par contre il faut être patient quant à leurs mises en oeuvre et avancer prudemment avec les capacités de l'enfant. Des questions j'en ai plein encore mais je ne pense pas qu'elles feront avancer votre travail. J'espère ne pas avoir été trop hors sujet.

J : je ne crois pas que tu sois hors-sujet, le secteur AIS s’adresse à tous les enfants quel que soit leur handicap. L’utilisation du plan de travail me paraît très intéressante avec ces enfants qui ont du mal à s’organiser. Tu dis que cela les aide à structurer leur journée mais cela les aide aussi à structurer leur pensée et cela est très important.

Tu peux aller voir dans le classeur, au chapitre IME, l’utilisation du plan de travail avec de jeunes enfants en situation de handicap intellectuel important.

Ch : Un de mes élèves avec des symptômes autistiques manifestait beaucoup d’angoisse en arrivant en classe. " Et on va faire quoi ? et puis quoi après ? et puis quoi après... ? Je n’arrivais pas à le rassurer suffisamment et il demandait systématiquement, avec beaucoup d’énervement.

Je me suis rappelée un plan de travail d’un copain du Groupe maternelle où les enfants s’inscrivaient dans des activités symbolisées par des étiquettes pictogrammes. J’ai repris cette idée et pour mon élève j’ai réinventé un outil adapté à sa compréhension et ses besoins. Avec lui j’ai photographié numériquement les coins ou les jeux de la classe (d’abord ceux qu’il utilisait volontiers), j’en ai fait des petites étiquettes (photos plus dans le réel pour lui) et il devait donc en arrivant choisir ses activités et essayer d’en respecter l’ordre.

Assez rapidement il a cessé de demander ce qu’il allait faire ,  " et après, et après. ". Ce contrat librement choisi a été proposé ensuite aux autres enfants qui viennent dans la classe de l’hôpital de jour.

Secteur AIS de l'ICEM
Si tu peux nous aider à améliorer cette réponse, ce serait gentil de nous envoyer un mail en cliquant sur l'ourson facteur. Nous ferons paraître ta contribution ensuite sur ce site.
Retour à la table des questions