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le
parrain du Congrès
Edgar MORIN |
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Edgar Morin est l'un des penseurs français les plus importants de son époque, directeur de recherches émérite au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Son oeuvre multiple est commandée par le souci d'une connaissance ni mutilée ni cloisonnée, apte à saisir la complexité du réel, en respectant le singulier tout en l'insérant dans son ensemble.
Dans ce sens
:
Sociologie contemporaine (l'Esprit du temps, éd. Grasset, 1962-1976).
Il s'est efforcé de concevoir la complexité anthropo-sociale en y incluant la dimension biologique et la dimension imaginaire (l'Homme et la Mort, Seuil, 1951, le Cinéma ou l'Homme imaginaire, Minuit, 1956, le Paradigme perdu : la nature humaine, Seuil, 1973).
Il énonce un diagnostic et une éthique pour les problèmes fondamentaux de notre temps (Pour sortir du XXe siècle, Nathan, 1981, Penser l'Europe, Gallimard, 1987, Terre-Patrie, Seuil, 1993, Une politique de civilisation, avec Sami Naïr, Arléa, 1997).
Enfin, il
a élaboré en vingt ans (1977-1991) une Méthode (Seuil)
qui permettrait une réforme de la pensée.
La Complexité humaine (Flammarion, 1994) rassemble des concepts clés
de l'oeuvre d'Edgar Morin (extraits de ses principaux ouvrages) et
permet une première approche de la « pensée complexe ».
La plupart de ces ouvrages ont été traduits (ou sont en cours de traduction) en allemand, anglais, chinois, coréen, espagnol, grec, italien, japonais, polonais, portugais, russe, suédois, turc...
Bibliographie
La Méthode
La Nature de la Nature, tome 1, Paris, Seuil, 1977.
La Vie de la Vie, tome Il, Paris, Seuil, 1980.
La Connaissance de la Connaissance, tome III, Paris, Seuil, 1986.
Les Idées. Leur habitat, leur vie, leurs moeurs, leur organisation,
tome IV, Paris, Seuil, 1991.
L'Humanité de l'humanité. L'identité humaine, tome V.
Paris, Seuil, 2001.
Complexus
Science avec Conscience, Paris, Fayard, 1982.
Science et Conscience de la complexité (textes rassemblés et
présentés par Christian Attias et Jean-Louis Le Moigne),
Aix-en-Provence, Librairie de l'Université, 1984.
Sociologie, Paris, Fayard, 1984.
Arguments pour une Méthode, Colloque de Cerisy (< Autour d'Edgar
Monn "), Paris, Seuil, 1990.
Introduction à la pensée complexe, Paris, ESF, 1990.
La Complexité humaine (choix de textes avec une introduction de Heinz
Weinmann), Paris, Flammarion, 1994.
Anthropologie
fondamentale
L'Homme et la Mort, Paris, Seuil, 1951.
Le Cinéma ou l'Homme imaginaire, Paris, Minuit, 1956.
Le Paradigme perdu: la nature humaine, Paris, Seuil, 1973.
L'Unité de l'homme (en collaboration avec Massimo Piattelli-Palmarini),
Paris, Seuil, 1974.
La Croyance astrologique moderne, Lausanne, L'Âge d'Homme, 1982.
XX Siècle
L'An zéro de l'Allemagne, Paris, La Cité universelle, 1946.
Une Cornerie, Paris, Nagel, 1947.
Les Stars, Paris, Seuil, 1957.
Introduction à une politique de l'homme, Paris, Seuil, 1965.
L'Esprit du temps, tome 1, Paris, Grasset, 1962 ; tome Il, Paris, Grasset,
1976.
Commune en France: la métamorphose de Plodemet, Paris, Fayard, 1967.
Mai 68: la brèche (en collaboration avec Claude Lefort et Comelius
Castoriadis), Paris, Fayard, 1968 (Bruxelles, Complexe,
1988, nouvelle édition, suivie de Vingt Ans après).
La Rumeur d'Orléans, Paris, Seuil, 1969 (Paris, Seuil, 1973, édition
complétée avec La Rumeur d'Amiens).
La Femme majeure (en collaboration avec Nicole Benoit et Bemard Paillard),
Paris, Seuil, 1973.
Mais, Paris, Néo, 1978, (dessins de Marek Halter).
Pour sortir du XX~ siècle, Paris, Nathan, 1981.
De la nature de IURSS, Paris, Fayard, 1983.
Le Rose et le Noir, Paris, Galilée, 1984.
New York, Paris, Galilée, 1984.
Penser l'Europe, Paris, Gallimard, 1987.
Un nouveau commencement (en collaboration avec Gianluca Bocchi et Mauro Ceruti),
Paris, Seuil, 1991.
Terre-Patrie (en collaboration avec Anne-Brigitte Kern), Paris, Seuil, 1993.
Les Fratricides. Yougoslavie-B osnie 1991-1995, Paris, Arléa, 1995.
Le Défi du XXP siècle. Relier la connaissance (sous la direction
d'Edgar Morin), Paris, Seuil, 1999.
La Tête bien faite. Repenser la réforme. Réformer la pensée,
Paris, Seuil, 1999.
Les Sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur,
Paris, Seuil, 2000.
Claire Heber-Suffrin
a été institutrice et maître formateur à Orly (94)
de 1964 à 1976.
Confrontée aux difficultés d'apprentissage et à la souffrance
de ses élèves, elle réalise combien ces derniers détiennent
de savoirs non reconnus par l'école. De cette constatation découle
toute la philosophie des Réseaux d'Echanges de savoirs:
" Chacun sait quelque chose et chacun peut transmettre son savoir. "
Elle offrira donc à ses élèves cette possibilité d'échanger leurs savoirs. D'abord pratiquée en classe, cette initiative est ensuite étendue à l'échelon communal avec le premier réseau d'échanges réciproques de savoirs avec des enseignants, des élèves, des parents, un club de prévention, des associations et des travailleurs sociaux.
L'histoire d'une aventure
commune et d'une entreprise collective
" L'histoire de cette démarche s'enracine dans l'histoire de mouvements
pédagogiques (Freinet, Éducation populaire, Paulo Freire). Elle
s'appuie sur les intuitions d'Ivan Illich concernant une société
apprenante, constituée de réseaux de savoirs multiformes, et sur
son analyse des outils conviviaux. Cette histoire s'est enrichie des travaux
d'Edgar Morin concernant la complexité des systèmes vivants. Elle
est tissée des histoires d'apprentissage de chacun. Elle est questionnée
par nos difficultés collectives à dire les savoirs dont nous aurons
besoin demain, par les nécessités de transformation des systèmes
institutionnels d'éducation, par les phénomènes d'exclusion
qui reposent clairement la question de l'exigence de solidarité. L'exclusion
sociale n'est pas seulement une atteinte grave à l'humanité, à
la conscience de chacun, à la démocratie, elle est aussi un non-sens
social, une perte des savoirs et des attentes de tous ceux auxquels on signifie
ainsi qu'ils ne peuvent rien apporter d'intéressant, qu'ils ne sont pas
intéressants. "
Claire Heber-Suffrin (10e Entretiens de la Villette de novembre 1999, dans le
cadre de l'exposition de la Cité des sciences et de l'industrie "
Désir d'apprendre)
Depuis 1980, Claire Heber-Suffrin
contribue à développer cette démarche (formations, coordination
de recherches et de multiples accompagnements).
Elle est Docteur en Sciences de l'éducation et en psychologie.
Principaux ouvrages :
L'école éclatée, Stock, 1981
Appels aux intelligences, Matrice 1992
Cercle des savoirs reconnus, Desclée De Brouwer , 1993
Partager les savoirs et construire le lien, Chronique sociale, 2000
Echangeons nos savoirs, Syros, 2001
Echanger des savoirs à l'école, Chronique sociale, 2004
Pratiquer la formation réciproque à l'école, Chronique
sociale, 2005.
ANDRE GIORDAN,
est né à Nice, agrégé de biologie, il s'est d'abord
fait connaître pour des travaux de physiologie, puis de didactique et
d'épistémologie des sciences.
Ancien instituteur, " Freinétique " notamment, professeur de
collège et lycée, animateur de club de jeunes, il est actuellement
Professeur à l'université de Genève où il dirige
le Laboratoire de didactique et épistémologie des sciences (LDES).
Il a développé un ensemble de travaux sur l'élaboration
et l'appropriation des savoirs scientifique, technique et médical.
Il est surtout connu pour ses idées sur l'apprendre, le modèle
" allostérique " et pour sa démarche " physionique
" qui renouvelle les idées en matière de complexité
et " d'entreprises apprenantes ".
Actuellement président de la Commission internationale de Biologie, éducation
et éthique (IUBS), consultant auprès de nombreuses organisations
ou entreprises internationales, auteur ou éditeur d'une trentaine de
livres, il collabore à des ouvrages de recherche ou à des revues
de vulgarisation.
Par ailleurs, il participe à la conception et la réalisation de
musées, d'expositions, d'émissions de télévision,
de documents didactiques et de multimédias dans les domaines des sciences,
de la santé et de l'environnement. Il intervient dans des formations
de spécialistes et dans des conférences ou des animations grand
public.
Principaux ouvrages
Une pédagogie pour les sciences expérimentales (1978),
Quelle éducation scientifique pour quelle société ? (1978),
L'éducation relative à l'environnement : principes d'enseignement
et d'apprentissage (1986),
Histoire de la biologie (2 tomes, 1987),
Les origines du savoir scientifique (1987),
L'enseignement scientifique : comment faire pour que ça marche ? (1989),
Psychologie génétique et didactique des sciences (1989),
Maîtriser l'information scientifique et médicale (1990),
Une Education pour l'environnement : mode d'emploi (1991),
Conceptions et connaissance (1994),
Evaluer pour innover (1994),
Maîtriser les méthodes de travail (1994),
Comme un poisson rouge dans l'homme (1995),
New learning models (1996),
Douze questions d'actualité sur l'environnement (1996),
Des idées pour apprendre (1997),
Éducation scientifique à l'école maternelle (1997),
Et vive le Pilou (Z'Editions 1997),
Apprendre ! (Belin, 1998),
Le corps humain, la première merveille du monde (Lattès, 1999,
Didactique des sciences expérimentales (Z'Éditions 1999),
Une autre école pour nos enfants ? (Delagrave 2002).
Nicolas Go est né en Amérique du Sud. Il a vécu plusieurs années en Inde, où il a étudié la philosophie orientale, la musique savante, la langue et la littérature bengalie, le yoga, il a effectué des travaux avec un chercheur de l'Ecole Française d'Extrême Orient sur l'iconographie des temples, ainsi que la reconstitution musicologique du plus ancien traité de Dramaturgie de l'Inde.
Il est Docteur
en philosophie (Paris-X), qualifié aux fonctions de Maître de
conférences en section 17 (philosophie) et 18 (art), il est doctorant
en sciences de l'éducation, diplômé de l'Institut National
de Langues et Civilisations Orientales (Paris), musicien Lauréat de
la Fondation Yehudi Menuhin,.
Il poursuit actuellement une recherche (2003-2006) dans le cadre du DIERF-IUFM
de Nice où il enseigne la philosophie et les sciences de l'éducation,
et travaille à l'élaboration d'une nouvelle épistémologie
de la complexité appliquée à l'éducation (inspirée
des travaux scientifiques en thermodynamique, en biologie et en éthologie).
Il contribue au développement d'une nouvelle recherche scientifique
coopérative au sein de l'ICEM, et aux relations du mouvement avec l'INRP.
Bien que sa discipline d'élection soit la philosophie, il inscrit ses
recherches dans la complexité, et explore la rencontre des divers champs
du savoir auxquels il s'intéresse. Entièrement consacré
à l'étude et à la recherche, il n'a pas pris le temps
de publier beaucoup.
Il écrit
de nombreux articles dans diverses revues en France, en Belgique, au Brésil,
bientôt en Argentine et aux USA (Chilhood & philosophy, Le Philosophoire,
Diotime, Actes de lecture, CRAP, Education Populaire, Nouvel éducateur,
Coopération pédagogique, Créations
), des actes
de Colloques en philosophie et sciences de l'éducation (Biennale de
Lyon, rencontre internationale de philosophie de Rio de Janeiro..).
Il a donné diverses conférences, enregistré une émission
à France Culture sur sa philosophie de la sagesse, il prépare
une rencontre en Corse autour du philosophe contemporain Clément Rosset.
Il a publié un essai de philosophie sur la sagesse, chez Buchet-Chastel
(2004), une traduction d'une nouvelle de Tagore en Bengali (L'invité,
éd L'entre dire, 2002), il prépare pour les éd. Brihat
(Inde) la publication de Les cordonphones d'après l'iconographie indienne
et Reconstitution du chapitre 28 du Natyasastra.
Nicolas Go a grandement contribué à concevoir ce congrès 2005.
Professeur émérite de l'université Paris VIII, Jacques Ardoino est l'un des fondateurs des sciences de l'éducation en France.
Jacques Ardoino né à Paris en 1927, a fait des études de droit, de philosophie et de psychologie à Rennes entre 1946 et 1950. Après un passage de professeur dans le secondaire, au lycée, il entame une longue carrière de maître de conférence en sciences de l'éducation et enseigne dans plusieurs universités. Sa fonction l'amène à parcourir le monde et à intervenir dans de nombreux pays. Son travail s'articule principalement autour de la psychosociologie et la psychologie sociale. Il développe la complexité de la notion d'accompagnement qu'il pratique tout au long de ses rencontres avec les étudiants et ses pairs. René Barbier, lui aussi professeur à Paris VIII, dit de Jacques Ardoino " c'est un grand sage de la sagesse grecque et un homme sensible dans ses relations aux autres ".
Jacques Ardoino est un homme de la pratique qui vérifie tout ce qu'il avance, il a le sens de la preuve. La création tient une grande place dans son travail, il ne procède pas du connu à l'inconnu mais se laisse envahir par l'inconnu pour mieux le réfléchir ensuite. Guy Berger le présente comme un homme pragmatique, pour qui la pratique est toujours " une conséquence ", " un déjà là " mais en même temps un commencement, aucune pratique n'est déduite, elle est projet, action d'un sujet se transformant en transformant le monde.
Jacques Ardoino pose les jalons d'une approche multiréférentielle du fait éducatif. Sa contribution donne les repères d'une compréhension d'un phénomène éducatif complexe dont il détermine les traces étymologiques, épistémologiques et herméneutiques. Cette approche multiréférentielle relève de la pluralité et impose une méthodologie de recherche singulière et sensible.
Propos actuel sur l'éducation, contribution à l'éducation
des adultes L'Harmattan 2004, Anthropologie du sport, Matrice, 2001,
Education et politique,
Economica, 1999,
Evaluation en miette,
Matrice,200,1
Formes de recherches en éducation, Matrice, 2001,
Les avatars de l'éducation; Les problématiques et notionsen devenir,
PUF 2000,
Les pédagogies institutionnelles avec René LOURAU PUF, 1994
Penser l'hétérogéneité, André de PERETTI
et Jacques ARDOINO, DESCLEE DE BROUWER, /1998,
Propos actuel sur l'éducation, Harmattan, 2004,
Education et politique, Bordas,1999.
Bien que
l'histoire récente d'Emmanuel Seyni Ndione commence quand il prend
la responsabilité de l'2quipe CHODAK en 1980, il faut rappeler qu'il
est sociologue et a fait ses études à Lyon où il obtint
son doctorat en Sciences Sociales sur un thème qui indique déjà
sa ligne de recherche - la maison familiale rurale de Thiès.
Il entre au Ministère de la promotion Humaine, dont le Ministre Ben
Madi Cisse est un des membres fondateurs d'ENDA, puis rejoint l'équipe
d'ENDA -CHODAK, alors dirigée par Olivier Laurent.
Il en prendra la tête et réorientera l'équipe à
partir d'une critique radicale qui met en question les approches classiques
du développement communautaire dont l'histoire est relatée dans
" Dynamique urbaine d'une société en grappe : un cas Dakar
" (Environnement africain, ENDA, Dakar, 1987).
Cet ouvrage part de l'analyse des faibles impacts du programme CHODAK qui
est confronté aux dynamiques sociales propres à la société
urbaine. C'est à la suite de cette expérience qu'il s'oriente
vers la recherche-action et crée le Groupe de Recherche Action Formation
avec Pierre Jacolin, Mamadou Ndiaye et Jean Pierre Périer.
Du concept de recherche-action, l'équipe passe à celui de recherche
populaire en vue de faciliter les initiatives et dynamiques d'apprentissages
populaires et de valoriser les chercheurs d' " en-bas ".
Si dans la lignée de la dynamique urbaine il écrit personnellement
un livre " le Don et le recours : ressorts de l'économie urbaine
" (Dakar, Enda Editions, collection recherches populaires, 1992), la
production va être collective et relater l'expérience de la recherche-action
dans une série d'ouvrages : " La ressource humaine, avenir des
terroirs " (Karthala, Paris, 1994), " Réinventer le présent,
quelques jalons pour l'action " (ENDA Editions, Dakar, 1994), "
Décentralisation, changement social et lutte contre la pauvreté
" (ENDA-GRAF,Dakar 1998), " La Recherche Populaire " (Karthala,
Paris 2001), etc...
C'est donc une pédagogie alternative qui est développée
par ENDA-GRAF qui imprègne l'ensemble des actions, mais qui va être
porté, à partir de 1994, par un programme spécifique
" le programme d'éducation alternative ". L'enjeu est de
valoriser, par rapport à une approche classique de l'éducation
et de la formation ", toutes les initiatives individuelles et/ou collectives
qui concourent au changement social.
Le programme va démarrer avec une quinzaine d'organisations et de réseaux
créés par " ceux d'en bas ", voire " ceux d'en-bas
d'en-bas ", puis s'étendre pour constituer avec une centaine d'organisations,
réseaux et structures étatiques en 2005, le Comité National
pour l'Education Alternative et Populaire (CNEAP)