Selon les classes la fréquence, l'organisation et les règles du conseil de coopérative peuvent être différentes.
Dans les classes d'Ariette et de Patrick, le conseil a lieu une
fois par semaine. Dans la classe de Florence, il se produit deux
fois.
Le conseil de coopérative démarre par la lecture
des sujets de plainte notés sur une feuille et déposés
au préalable dans une boîte aux lettres. Dans la
classe de Patrick, les sujets sont notés dans un cahier.
Les plaintes doivent renvoyer à des règles de vie
existantes. La vidéo nous montre un exemple de cette nécessité.
Une élève de la classe de Florence se plaint du
déplacement inutile d'une autre élève. L'enseignante
précise qu'aucune règle de vie n'interdit les déplacements.
Patrick a résolu ce problème en de mandant à
ses élèves de faire une proposition quand ils se
plaignent.
Le conseil de coopérative permet souvent de rappeler les
rôles ou métiers de chacun. A Pontévès
le " Monsieur Propre " de l'école se plaignait
du fait que les élèves jetaient exprès des
papiers par terre. L'enseignante a du redéfinir son rôle.
Patrick propose l'idée du petit blouson qui permet de reconnaître
le métier de chacun.
Le maître doit être le garant de l'intégrité
de l'individu. Il garantit les dérapages du conseil de
coopérative. Par exemple, une élève avait
fait signer 23 de ses camarades contre une autre élève.
Le maître doit protéger l'individu en cas de phénomène
de " bouc-émissaire ". Florence explique que
le conseil est une mini société. Par conséquent
on retrouve les mêmes dérives du pouvoir. La raison
de chaque plainte ou sanction doit être expliquée
par écrit sur le cahier de secrétariat pour éviter
tout abus de pouvoir.
Patrick ajoute que le maître doit être au clair avec
son statut surtout dans le cas où l'enfant aurait un problème
psychologique. L'élève pourrait croire que le conseil
pourrait régler ses problèmes personnels ou familiaux.