Valorisation du travail

 

Quoi de plus décourageant que de produire un travail, souvent sur demande, qui n’est pas communiqué ? Le regard des autres est essentiel pour exister. L’idée de produire pour communiquer aux parents, aux correspondants, pour une exposition, pour un journal, pour un spectacle, renouvelle la motivation. Cela permet d’augmenter le niveau d’exigence dans la qualité de la production, sans mettre un objectif factice, comme une note, pour inciter l’individu à aller jusqu’au bout de la réalisation du travail.

Pour celui qui, timide, inhibé, refuse au départ de communiquer vers l’extérieur, la régularité des périodes d’ateliers, de bilans, et l’aboutissement d’autres projets individuels, coopératifs ou collectifs, vont maintenir une  porte ouverte vers l’expression et la création. Les retours favorables du groupe vont souvent lui donner confiance en lui, permettre de poursuivre le chemin vers l’épanouissement.

Pour les élèves de ma classe, produire un journal tous les deux mois, et voir que des gens, même extérieurs à leur famille, sont prêts à l’acheter, décuple leur motivation. Présenter une comédie musicale qui est appréciée, applaudie, assoit le sentiment de leur propre valeur. Certains qui ont souhaité chanter l’année dernière ont accepté d’aller plus loin cette année en s’investissant dans la danse et le théâtre, donc en augmentant la “prise de risque” par rapport à l’expression de leur corps, de leur être profond. Présenter une affiche dans un concours officiel donne du crédit, de la valeur, à l’expression du groupe coopératif.

 

Florence Saint-Luc  

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