Compte-rendu de la rencontre Innovation

Dans le cadre du Congrès Icem  

Talence - 22 août 2002

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60 participants, 27 équipes ou projets représentés (cf. liste en annexe)

 

Notre réseau a vocation à travailler en coopérations pédagogique, institutionnelle et stratégique.

La réunion d’aujourd’hui est centrée sur la coopération institutionnelle et stratégique

 

I - Etat des lieux à partir de 4 « cas d’école » représentatifs.

 

1) Collège de Vannes (présentation par Martine Prod’homme, membre de l’équipe) :

Le contexte : implantation visée dans l’agglomération vannetaise qui a besoin d’un collège public. L’équipe voulait établir le collège expérimental sur le site de ce nouvel établissement.

-                      centre de recherche pédagogique

-                      voie institutionnelle

-                      le métier d’enseignant

-                      une équipe qui travaille en groupe Innovation recherche avec une chercheuse en sciences de l’Educ.

Leur seul interlocuteur a été l’Inspecteur d’Académie. Avis favorable du CNIRS dès mars 2001 mais nécessité de retravailler sur le projet.

Cette année, l’Inspecteur d’Académie était favorable, à condition de trouver des locaux. Les maires de deux communes étaient favorables. Dans cette dynamique, parents d’élèves, syndicats favorables et élus locaux. Avril, contact avec l’Inspecteur d’Académie. Information orale que les postes ont été attribués mais rien d’autre. On attend. Chef d’établissement d’accord pour assurer l’autorité administrative. Donc a priori aucun problème. Puis refus de l’administration. Sept postes arrivés, locaux disponibles, équipe, mais prétexte du délai trop court. Il est dit que l’établissement sera ouvert l’an prochain.

Comment une décision ministérielle peut-elle être mise en cause localement ?

Besoins : du point de vue stratégique, manque d’infos. Besoin d’un poste   de chargé de mission qui puisse les aider d’un point de vue institutionnel.

 

2) St Martin de Valmeroux (situation exposée par Jacqueline Boucher, parent d’élève, qui tient à dire qu’elle n’est pas mandatée par l’équipe)

L’internat prévu n’a pas pu se mettre en place dans l’établissement mais s’est retrouvé dans un autre établissement. Or il y a antinomie entre le projet pédagogique et le système traditionnel. Volonté locale et attachement au projet. Volonté des collectivités territoriales, de la municipalité. Malgré ça, hostilité institutionnelle. Pouvoir de l’administration intermédiaire qui a commis des irrégularités (un recours au tribunal administratif a éré engagé). IA a enfreint la loi de décentralisation, loi d’orientation. Aucun statut juridique.

Terme d’innovation pas très juste : ce qu’on veut mettre en place ce sont des techniques éprouvées. Préfèrerait parler de Projet d’Etablissement.

Déficit d’accompagnement. Comité de pilotage suspendu tout au long de l’année.

Descente d’une quinzaine d’inspecteurs, aucun retour. Juin : mauvais rapports d’inspecteurs.

Convocation pour une remise en place du comité de pilotage. Meilleures dispositions de l’Institution ? Après un recul de l’Institution sur la fermeture, le chef de projet initial a été démis de ses fonctions pour laisser la place à un nouveau chef de projet. Aucun cadrage expérimental.

Besoin : il faudrait arriver à la signature d’une convention pour garantir plusieurs années d’expérimentation.

 

3) Pau (projet d’équipe Freinet sur école primaire présenté par Christine Laurent) :

Trois professeurs d’école veulent arriver sur une école ensemble. Septembre 2001 une opportunité apparaît. Projet à élaborer avant le mois de décembre et déposé au CNIRS. Ont rencontré les syndicats, les IEN, l’Inspecteur d’Académie. Chacun a fait part de son impossibilité à les aider à aller sur une même école.

Mars : projet validé par le CNIRS.  Sont passés par le Mouvement et ont obtenu les postes au barème.

Points forts : aide du réseau des équipes Freinet et motivation, conseils d’un IEN qui a permis de savoir comment aborder les différents interlocuteurs. Ont affiné leur présentation en fonction des conseils.

Ont fait appel à une psychologue du travail en février sur les difficultés à travailler en équipes. Elle a débloqué   les choses. Leur a donné des conseils pour apprendre comment aborder les gens, comment présenter les choses.

Points noirs : inertie de l’Institution, refus des syndicats de prendre position qui savent que les gens doivent travailler en équipes, mais refusent de remettre en cause le fonctionnement actuel.

 

4) DECLIC  (Présentation de Martine Bideau, coordinatrice du projet)

Mêmes ennuis qu’à Vannes. Mais mi-mars, il est apparu que le travail pouvait se faire non pas à la verticale (projet envoyé aux Institutions), mais de travailler à l’horizontale directement en partenariat sur le terrain. Au lieu de rassembler tous les partenaires quand le projet est accepté, faire cela dès le début et construire le projet ensemble. Les partenaires peuvent alors défendre le projet et les subventions arrivent.

Pour DECLIC, cette façon de travailler a été comprise par l’IA adjoint de l’Essonne, et cela a permis de travailler dès le départ avec des partenaires locaux.

Ouvrent une 6° à Grigny et une Seconde dans un lycée. Ouvrent comme classes expérimentales. Ont décidé d’accueillir des primo-arrivants. Objectif : essaimer dans l’établissement leur façon de travailler.

5 profs DECLIC + jeunes profs qui arrivent par le mouvement normal. La principale de l’établissement partie prenante du projet.

L’année suivante, préparation de l’ouverture d’un collège.

Physiquement, les deux équipes sont séparées, mais comme le collège est encore à moitié vide, alors que le lycée est trop plein, on essaie de regrouper les deux.

Projet pas arrivé clé en main, et appelé à être sans cesse en mouvement.

 

Joël Blanchard présente ensuite les textes disponibles comme points d’appui au débat :

- Appel à une action commune pour une transformation du service public d’éducation

- Plate-forme des équipes Freinet (ICEM)

- Compte-rendu stage équipes « Echanges et analyses de pratiques » (ICEM août 2001)

- Chantier de l’innovation : marché de dupes (ICEM)

- Quel est notre projet d’éducation émancipatrice populaire ? (Philippe Geneste écrit pour la semaine de l’Ecole Emancipée en juillet 2002)

- Lettre ouverte à Luc Ferry (Gabriel Cohn-Bendit, parue dans Libération le 19 juillet 2002)

- Pour essayer de comprendre les intentions du tandem Ferry-Darcos (contribution au débat de Georges Hervé)

- Historiques, nouvelles des projets ( Jacqueline Boucher)

- Quelques pistes de réflexion (Jacqueline Boucher)

II) Discussion après ces présentations :

 

Gaby Cohn Bendit : Il faut parler du CNIRS. Il est grave qu’un Mouvement pédagogique dise publiquement : quand la droite supprime une instance d’Innovation, ce n’est pas grave.

Vannes a bloqué sur le fait que le maire socialiste a bloqué le projet. Autorités locales jouent un grand rôle.

Ridicule de dire que le Ministre ne fait rien. Il faut apprendre à traiter avec un IA. Il faut que l’IA soit favorable et agisse pour. Il faut des stratégies, même si c’est un endroit pourri.

Dans tout cela, le Conseil de l’Innovation a joué un certain rôle. Le directeur de cabinet de Lang a laissé tomber le Conseil de l’Innovation, parce que trop gênant. Seul le sous-directeur était encore favorable.

La DESCO a profité du changement de gouvernement pour obtenir de Darcos l’annonce de la disparition du Conseil de l’Innovation.  Nous n’avons pas été capables d’être une force réelle : compétition entre groupes pédagogiques. Difficulté à faire un groupe vraiment fort. On est donc moins forts que les républicains mieux organisés.

Le CNIRS n’a pas été dissous. Je démissionnerai du Conseil si le Ministre ne veut pas aller dans le sens de l’Innovation.

 

Véronique Decker (directrice à d’une équipe Freinet à Bobigny) a dit dans son GD de demander des postes dans l’école.

Contre le discours : « on se heurte aux baronnies locales » Mais ce sont les mêmes qui ont créé ces baronnies.

Qu’est-ce que ça produirait d’avoir 1 ou 2 écoles Freinet ou collèges par département en terme d’effets ?

Force du discours républicain dans l’opinion. Problème de la diffusion. Sortir de la confidentialité.

Quel étayage du CNIRS ? C’est un peu un simple os à ronger. On n’ira pas plus loin.

 

Jacqueline Boucher : une des fonctions du CNIRS n’aurait-elle pas pu être une sensibilisation des échelons intermédiaires à l’innovation ? Exemple sur la question de statut d’EPLE de St Martin. Par ailleurs, aucune nouvelle du projet de convention qui devait être envoyé aux recteurs fin avril par le CNIRS.

 

Martine Bideau : Comment faire pour que les méthodes diffusent ? Question fondamentale.

Préalable, s’installer d’abord quelque part, quitte à ce que ce soit sur des bases autres ou minimales (ex : Déclic)

Rappel du coup de main d’A. M. Vaillé pour orienter le projet Déclic de Bagnolet à Grigny (choisi par l’équipe elle-même parmi les propositions)

 

André Lefranc (Déclic 91 et commission « Enfance Education Formation » des Verts) : Le système va mal. Crise de la démocratie (cf.  G. Mendel). On va vers une demande sociale contre cette situation (Violence institutionnelle ressentie). Poussée vers une sortie de crise, au-delà du désespoir profond. Prend acte des rapprochements entre mouvements pédagogiques depuis quelques années.

 

Jeanne Vigouroux (Projet CLACE) : Evolutions du CNIRS : à Rennes, nous étions dans l’euphorie. On avait l’impression qu’on pouvait respirer. Le CNIRS a eu le mérite d’exister. Mais le projet CLACE a vu tous ces dysfonctionnements. Grande dépense d’énergie inutile.

Dysfonctionnement du CNIRS : décisions prises officiellement et d’autres officieusement. Dès le début, mise en concurrence des projets. Critères de décision jamais donnés ouvertement. CLACE d’abord accepté (sans que l’on sache pourquoi exactement) puis refusé.

Dysfonctionnements administratifs : accords oraux jamais confirmés par écrit.

CNIRS : « danseuse de M Lang ». Manœuvres politiciennes, et choix plus politiciens que politiques et sans transparence...

Relations avec les collectivités territoriales plus simples.

Politique éducative : démanteler les services publics. Eviter de tomber dans le piège du projet « privé-public » (= petit projet privé dans le public)

Toujours la même question : est-ce qu’il faut partir dans un projet innovant et essayer de progresser, sans qu’on sache si on va pouvoir essaimer ou est-ce qu’on attend le grand jour ? Il faut tenir bon sur nos valeurs.

 

Nadine Raoul (parent d’élève à Brest) : Impressionnant de participer au congrès en tant que parent. Intéressant de voir des enseignants qui réfléchissent à comment faire pour que les enfants grandissent. Aide de l’ICEM précieuse.

Pour l’avenir, pistes de travail :

-                      faire avancer le cadrage réglementaire des sites expérimentaux (contractualisation)

-                      diffusion de l’expérimentation

-                      création de réseaux

Si c’est fait, c’est bien.

 

Hervé Nunez (CLACE) : Ministère et Rectorat se sont engagés pour le projet CLACE : MAD, stage équipes (3 stages pour 16 enseignants). Projet encore reporté. Pour préserver la cohérence du travail, avons demandé renouvellement de la MAD. Aucune réponse.

Demande de stages l’an prochain. Priorité de cette année : innovation en 6° et 5°. Si le CLACE avait ouvert 6°, 5°, il serait créé !

 

Nadine   Raoult : Aucune garantie de la pérennité de Brest. Structure rattachée à un autre collège. Soucis administratifs (DGH diminuée par rapport à l’annonce de départ : annonce le 4 juillet par MEN d’une augmentation à 180 h de DGH ramenée à 153 h, sans autres explications ;  90 inscriptions pour prochaine rentrée contre 60 inscrits l’année dernière)

 

Martine Bideau : Se mettre dans la situation de l’enseignant dans sa classe. Jouer le jeu de la coopération avec l’Institution. L’Institution veut que ça change. Accepter l’inattendu.

 

Gaby Cohn Bendit :  Difficile. Il faut accepter les solutions imparfaites. Accepter de négocier. Manque de combativité. Sans un mouvement fort qui va dans le même sens, le CNIRS n’est rien. Pas de possibilité de décision. Pas de critères de sélection. Le cabinet décide, pas le CNIRS.

A. M. Vaillé a eu tort de dire : « Pas possible que deux projets soient acceptés dans l’Académie de Bordeaux »

S’il y a eu un avis défavorable, c’est le Cabinet. C’est Boissinot, ancien recteur d’Académie de Bordeaux, aujourd’hui au cabinet du MEN, qui a tranché entre Clisthène et le CLACE.

Ne peut-il pas y avoir un conseil de l’Innovation qui dépende directement du ministère ? Jusqu’à maintenant, cela devait passer par le recteur.

 

Pierrick Descottes (Rennes, réseau des équipes Freinet et membre du CNIRS) : Des opportunités peuvent s’ouvrir ici ou là. Mais pas la bonne solution d’essayer chacun seul, dans son coin. On doit chercher à peser collectivement.

Notre réseau ne part pas de rien aujourd’hui. Différentes rencontres du collectif Innovation ont permis de mettre au point le texte, en janvier 2002 à Marly: « Appel à l’action commune pour une transformation du service public d’éducation », assez largement signé. On doit s’appuyer dessus.

S’appuyer aussi sur les analyses actuelles pour envisager l’avenir : avec et hors le CNIRS, quelles stratégies ?

Mouvements pédagogiques ont dépassé les clivages et savent qu’ils peuvent travailler ensemble.

Le problème à prendre en compte aujourd’hui est la décentralisation qui risque de morceler l’action.

 

Philippe Lamy (école Freinet de Gagny, 93):  Une cellule vivante a pour but de se maintenir vivante. GPEM (Groupe Parisien de l’Ecole Moderne) avait déjà les murs. Ont compris au bout de deux ans qu’ils devaient se passer de leur administration pour avancer.

Transformation du système éducatif : épuisant et vain. Intéressant de chercher d’autres pistes de fédération d’énergies qui offrent une troisième voie.

 

Philippe Geneste (CLACE et Ecole Emancipée) : On va vers l’implosion du système éducatif. Libéralisation du système. Il s’agit bien de résistance. Importance d’être clair sur les principes qu’on défend.

Se situer sur le terrain de l’expérimentation en classe, on le fait, ça ne sert à rien. Si on fait des projets d’établissements, c’est pour dynamiser le service public.

Crise du service public ; demande des parents qui ne peut pas être négligée.

Marge de manœuvre ? Fédérer les mouvements pédagogiques et syndicaux. Comment faire poids ?

Le CNIRS pas favorable aux projets coopératifs àQuestion de la constitution d’équipes cohérentes.

 

Benjamine Bozon-Verduraz (Clisthène) : il ne faut pas jouer le jeu de l’administration pour diviser.

 

Sylvie Legris (Ecole Freinet de Mons en Baroeul) : pas si facile d’aller dans l’école de Mons en Baroeul (équipe Freinet constituée hors CNIRS, à la rentrée 2001). Choix d’aller travailler dans un quartier difficile (choix de l’école populaire).

Question de la transparence : l’équipe s’est choisie pour travailler ensemble.

 

Jacqueline Boucher : Arrêter le face à face avec l’administration et privilégier les relations avec les parents. Difficile de s’y retrouver dans les publications du CNIRS. Pas d’information pour que les parents repèrent ce type de projet et le revendiquent.

Transparence : efforts à faire dans ce sens. Ce pourrait être une de nos perspectives d’action.

Formation : toucher les futurs enseignants.

 

Jeanne Vigouroux : Parents de Miramont de Guyenne (CLACE) investis.

On avait deux ans après Rennes pour faire aboutir les projets. Maintenant, ce sera plus difficile. Relations difficiles avec les syndicats. Il faut peut-être reprendre les relations de travail avec eux pour faire avancer les stratégies.

 

 

 

III) Perspectives et pistes d’actions

 

Philippe Lamy : Perspectives bouchées parce que nous avons adopté le discours de nos ennemis : école populaire/publique. On n’ose pas sortir d’un schéma de pensée qu’on nous impose. Les arbres de connaissances sont un projet plus innovant et subversif que de créer une école. Ca s’appuie sur les propositions de la société civile. On a peur d’être taxés de suppôts du libéralisme.  On ne  peut pas être subversifs et révolutionnaires et vouloir la reconnaissance.

 

Pierrick Descottes :  On est dans la confidentialité. Prendre acte de l’état de nos forces limitées mais pas négligeables. Faire savoir qu’on est là. Coopération à travailler. Réseau à entretenir. Travail à faire avec les syndicats.

Actions symboliques : se faire connaître médiatiquement. Faire connaître  nos principes.

En dehors du CNIRS, rapport de forces à créer. Difficile mais accepter de travailler sur le moyen-long terme. Utiliser les media. Ne pas se laisser réduire au rôle de pompiers.

 

Martine Bideau :  Faut-il toujours croire en la transformation du service public ?

3° voie possible : les données ont changé avec la régionalisation. S’appuyer sur la décentralisation, c’est choisir cette 3° voie.

Reconnaître que l’action doit se faire en priorité avec les instances légales de décision politiques locales en s’appuyant sur les contrats éducatifs locaux.

Faire remonter doléances vers les députés. Etre une sorte de socle du CNIRS. On a besoin d’une visibilité au niveau national. Divulguer à tous les situations régionales. Il faut que l’Innovation soit visible au niveau national.

 

Maryvonne Menez-Hallez (Déclic) : Au sein de l’éducation nationale, utiliser le CLIMOPE. Qu’il y en ait dans toute la France.  Actions de d’information auprès de l’AEF et du Monde de l’Education.

 

Henri Portier (ICEM): Lorsqu’il y a une école dans un département, on a un repère pour la formation. Cela devrait être un axe prioritaire pour l’ensemble des mouvements pédagogiques.

Pour le collège d’Ambrières (en Mayenne), après 68, Louis Legrand, directeur de l’IPN (= INRP) a établi que nous pouvions avoir le statut de «collège à expérimentation pédagogique spontanée». Statut renouvelé tous les ans. Octroi d’heures supplémentaires et l’administration ne pouvait rien nous empêcher de faire.

Pourquoi ne pas demander des établissements à expériences spontanées ?

 

Martine Prod’homme  : Le collège lui pose problème. Elle n’a pas la possibilité d’appliquer au quotidien la pédagogie novatrice. Propose de travailler sur le CLIMOPE.

Propose la signature d’un texte par un groupe qui demanderait un statut d’«établissement chargé d’expérimentation par l’EN ».

 

François Le Ménahèze (Ecole Ange Guépin Nantes, réseau des équipes Freinet) : L’ICEM a demandé  un statut pour les équipes existantes.

 

Christine Fouqueteau (Brest): Echelon régional intéressant pour travailler ensemble. On s’épuise au quotidien à créer des choses qui existent déjà. Une instance nationale doit servir le local.

 

Véronique Decker :  Le texte de 72 sur les établissements expérimentaux est caduc.

Le CNIRS et la DESCO ne connaissent ce texte.

Trois propositions :

- Pour le primaire, demander le fléchage au mouvement.

- Reconnaissance ses équipes existantes

- Diffusion -> lien avec la formation. Question du statut des formateurs associés. Freins des syndicats. Remise en cause un avantage acquis.

 

Gaby Cohn Bendit : un texte non abrogé continue à être valable. On peut jouer dessus.

 

Nathalie Massou (DECLIC 38) :Vers une fédération de projets. Se soutenir. Les textes publiés par l’association « Ensemble, changeons l’Ecole » sont intéressants. Nécessité d’aller jusqu’à  l’action politique avec ATTAC.

 

Hervé Nunez : On a déjà dit ça il y a un an. Il n’y a pas eu d’action concertée. Quelques petits projets sont passés, les autres se sont sentis seuls.

 

François Le Ménahèze : Il y a des points d’appui, sur lesquels les nouveaux peuvent s’appuyer.

 

Maryvonne Menez-Hallez : Sur le site Réveil : il y a beaucoup d’infos. Sites de DECLIC, Innovation ECE… Qu’est-ce qui marche ? Nécessité de focaliser sur un site pour mettre tous les projets.

 

André Dejaune : Détecter toutes les barrières mises dans les collèges et les lycées pour ne pas faire avancer les choses. Recherche et proposition de suppression de ces barrières. Lister les occasions de travail abandonnées à cause de freins qu’on met aux enseignants.

Il y a aussi le site de Roger Auffrand : l’annuaire des écoles différentes.

 

Benjamine Bozon Verduraz : les barrières viennent des collègues plus que de l’administration.

 

Gaby Cohn Bendit : Les barrières administratives sont très difficiles à faire sauter. Les collègues sont aussi un frein. Si on n’était pas minoritaire, l’administration ne ferait rien.

 

Philippe Bertrand (Quimper) : Exercer une pression médiatique : ouvrir quelque chose de façon sauvage.

 

Joël Blanchard : Synthèse : 6 pistes de travail apparaissent

-Demandes institutionnelles :

- travail sur les textes (ceux de 72, ceux ayant traits à la régionalisation) 

- statut pour assurer la pérennité des équipes

- Reconnaissance des établissements (notamment par leur reconnaissance en qualité de de formateur collectif associé)

- Diffusion : « rendre lisible l’innovation. »

- se donner les moyens pour avoir un véritable impact médiatique 

- un ou des sites : cela repose le problème de la mise en réseau.

- vers une action visible, médiatiquement forte

- Recensement des barrières, des freins

- Signature d’un texte commun en demandant l’implication du CLIMOPE et ouverture vers les syndicats enseignants

- Approfondir la question de la place des collectifs de parents dans les projets

 

Henri Portier : Reprendre l’orientation de «Un établissement par département ».

 

Philippe Bertrand : Ecrire à la nouvelle équipe ministérielle pour lui demander ses intentions en matière d’innovation.

 

André Dejeaume : nécessité d’avoir une véritable politique d’ouverture aux media

 

Véronique Decker : CNIRS faisait beaucoup d’autres choses que l’ouverture des établissements innovants. Il faut affirmer qu’on est dans la position d’ouvrir des lieux de pratique cohérents. Il faut que le CNIRS se centre davantage sur cela. Prendre contact avec les syndicats autres qu’enseignants.

 

Philippe Geneste : Nécessité de bien caractériser quelle innovation on promeut.

Ouverture syndicale vers une Fédération Européenne du Syndicalisme Alternatif et de l’Education (F.E.S.AL.-E) : ICEM devrait aller y voir

Importance des collectifs de parents investis sur des projets mis sur le carreau : il faudrait les fédérer.

 

Gaby Cohn Bendit : Comment répondre au flot d’articles et de livres réactionnaires ?

Réponse plus collective du front des pédagogues remuants. Comment collectiviser et rendre plus forte notre réponse à ce flot réactionnaire ?

Les gens ne viendront pas spontanément au mouvement Freinet. Il faut d’abord un sas où les jeunes viendront.

Irréaliste de croire que plusieurs projets peuvent ouvrir la même année dans une académie, c’est irréaliste.

 

Henri Portier : Demander le statut d’expérience pédagogique

 

Martine Bideau : Manifester avec force que les projets ne sont pas abandonnés. Il faut que les équipes continuent. Six pistes c’est trop. Eparpillement. Y-a-t-il une volonté commune de faire quelque chose ?

 

Marie Bretté (ECE 22) : Sur quelle idée d’action unique peut-on se mettre d’accord ?

 

Jacqueline Boucher : Texte bilan des deux années de fonctionnement et perspectives sur ce qu’on attend du CNIRS qu’on soumettrait aux Universités d’Eté.

 

Christine Fouqueteau : S’organiser au niveau régional : listing des présents.

 

Maryvonne Menez-Hallez : Ajouter dans le texte des points sur lesquels on est d’accord.

 

Véronique Decker : Comment rendre le texte visible ?

 

Bernard Clerc (OCCE) : Innovant, coopératif, expérimental ?

 

Martine Bideau : Faire apparaître l’Education à la citoyenneté et l’apprentissage à la démocratie

 

Gaby Cohn Bendit : Disposer d’un texte collectif pour la rentrée des pédagogos, notre réponse en 5000 signes… Texte de réponse très vite

 

Hervé Nunez : Proposition d’organiser un Salon off de l’Education. Profiter de la tribune médiatique.

 

La décision est prise de réintituler le texte de janvier :

« Appel pour une innovation coopérative dans l’Education nationale », d’appeler à sa signature et de le diffuser dans tous nos réseaux et massivement auprès des médias.

 

Animation : Joël Blanchard et François Le Ménahèze

Secrétariat et compte-rendu: Catherine Mazurie, Pierrick Descottes et Joël Blanchard

 

Qui était là ?

-          Association un collège différent à Brest

-          Lycée expérimental de St Nazaire

-          Déclic 38 (Grenoble) : projet de collège, défense du centre lecture et soutien école de la Villeneuve

-          Collège expérimental Charente Maritime

-          Ecole primaire Freinet Ange Guépin Nantes

-          Groupe scolaire Concorde Mons en Baraoeul (59)

-          Projet Ecole-collège dans le Trégor (22)

-          Projets GEPEM Gagny-Bobigny (92)

-          Déclic Essonne

-          Ecole élémentaire (équipe Freinet) Léon Grimault Rennes

-          CLEF Lorient (56)

-          Ecole Freinet La Mareschale Aix en Provence

-          Classe unique de Villey le Sec (54)

-          Ecole Freinet de Vence

-          Groupe scolaire Louis Buton Aizenay (85)

-          Déqlic 19 Paris

-          LAP Paris

-          Collège de St Martin Valmeroux (parent d’élève)

-          Projet de collège Vannes

-          Ecole Vitruve Paris 20ème

-          Droits, Paroles et Partage Ecole, collège et Lycée Lot et Garonne

-          Ecole Freinet de serres Morlassa (64)

-          Collège expérimental Clisthène  Bordeaux

-          Déclic

-          Declic 91

-          Projet CLACE

-          Projet de collège dans la Vienne ECE 86

 

Et puis Gaby Cohn Bendit (CNIRS), l’ICEM, l’OCCE, le GFEN, l’Ecole Emancipée, la Commission Education des Verts…