Compte-rendu de la rencontre Innovation
Dans le cadre du Congrès Icem
Talence - 22 août 2002
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60 participants, 27 équipes ou projets
représentés (cf. liste en annexe)
Notre réseau a vocation
à travailler en coopérations pédagogique, institutionnelle et stratégique.
La réunion daujourdhui est
centrée sur la coopération institutionnelle et stratégique
1) Collège de Vannes (présentation par Martine Prodhomme, membre de léquipe) :
Le contexte : implantation visée dans lagglomération vannetaise qui a besoin dun collège public. Léquipe voulait établir le collège expérimental sur le site de ce nouvel établissement.
- centre de recherche pédagogique
- voie institutionnelle
- le métier denseignant
- une équipe qui travaille en groupe Innovation recherche avec une chercheuse en sciences de lEduc.
Leur seul interlocuteur a été lInspecteur dAcadémie. Avis favorable du CNIRS dès mars 2001 mais nécessité de retravailler sur le projet.
Cette année, lInspecteur dAcadémie était favorable, à condition de trouver des locaux. Les maires de deux communes étaient favorables. Dans cette dynamique, parents délèves, syndicats favorables et élus locaux. Avril, contact avec lInspecteur dAcadémie. Information orale que les postes ont été attribués mais rien dautre. On attend. Chef détablissement daccord pour assurer lautorité administrative. Donc a priori aucun problème. Puis refus de ladministration. Sept postes arrivés, locaux disponibles, équipe, mais prétexte du délai trop court. Il est dit que létablissement sera ouvert lan prochain.
Comment une décision ministérielle peut-elle être mise en cause localement ?
Besoins : du point de vue stratégique, manque dinfos. Besoin dun poste de chargé de mission qui puisse les aider dun point de vue institutionnel.
2) St Martin de Valmeroux (situation exposée par Jacqueline Boucher, parent délève, qui tient à dire quelle nest pas mandatée par léquipe)
Linternat prévu na pas pu se mettre en place dans létablissement mais sest retrouvé dans un autre établissement. Or il y a antinomie entre le projet pédagogique et le système traditionnel. Volonté locale et attachement au projet. Volonté des collectivités territoriales, de la municipalité. Malgré ça, hostilité institutionnelle. Pouvoir de ladministration intermédiaire qui a commis des irrégularités (un recours au tribunal administratif a éré engagé). IA a enfreint la loi de décentralisation, loi dorientation. Aucun statut juridique.
Terme dinnovation pas très juste : ce quon veut mettre en place ce sont des techniques éprouvées. Préfèrerait parler de Projet dEtablissement.
Déficit daccompagnement. Comité de pilotage suspendu tout au long de lannée.
Descente dune quinzaine dinspecteurs, aucun retour. Juin : mauvais rapports dinspecteurs.
Convocation pour une remise en place du comité de pilotage. Meilleures dispositions de lInstitution ? Après un recul de lInstitution sur la fermeture, le chef de projet initial a été démis de ses fonctions pour laisser la place à un nouveau chef de projet. Aucun cadrage expérimental.
Besoin : il faudrait arriver à la signature dune convention pour garantir plusieurs années dexpérimentation.
3) Pau (projet déquipe Freinet sur école primaire présenté par Christine Laurent) :
Trois professeurs décole veulent arriver sur une école ensemble. Septembre 2001 une opportunité apparaît. Projet à élaborer avant le mois de décembre et déposé au CNIRS. Ont rencontré les syndicats, les IEN, lInspecteur dAcadémie. Chacun a fait part de son impossibilité à les aider à aller sur une même école.
Mars : projet validé par le CNIRS. Sont passés par le Mouvement et ont obtenu les postes au barème.
Points forts : aide du réseau des équipes Freinet et motivation, conseils dun IEN qui a permis de savoir comment aborder les différents interlocuteurs. Ont affiné leur présentation en fonction des conseils.
Ont fait appel à une psychologue du travail en février sur les difficultés à travailler en équipes. Elle a débloqué les choses. Leur a donné des conseils pour apprendre comment aborder les gens, comment présenter les choses.
Points noirs : inertie de lInstitution, refus des syndicats de prendre position qui savent que les gens doivent travailler en équipes, mais refusent de remettre en cause le fonctionnement actuel.
4) DECLIC (Présentation de Martine Bideau, coordinatrice du projet)
Mêmes ennuis quà Vannes. Mais mi-mars, il est apparu que le travail pouvait se faire non pas à la verticale (projet envoyé aux Institutions), mais de travailler à lhorizontale directement en partenariat sur le terrain. Au lieu de rassembler tous les partenaires quand le projet est accepté, faire cela dès le début et construire le projet ensemble. Les partenaires peuvent alors défendre le projet et les subventions arrivent.
Pour DECLIC, cette façon de travailler a été comprise par lIA adjoint de lEssonne, et cela a permis de travailler dès le départ avec des partenaires locaux.
Ouvrent une 6° à Grigny et une Seconde dans un lycée. Ouvrent comme classes expérimentales. Ont décidé daccueillir des primo-arrivants. Objectif : essaimer dans létablissement leur façon de travailler.
5 profs DECLIC + jeunes profs qui arrivent par le mouvement normal. La principale de létablissement partie prenante du projet.
Lannée suivante, préparation de louverture dun collège.
Physiquement, les deux équipes sont séparées, mais comme le collège est encore à moitié vide, alors que le lycée est trop plein, on essaie de regrouper les deux.
Projet pas arrivé clé en main, et appelé à être sans cesse en mouvement.
Joël
Blanchard présente ensuite les textes disponibles comme points dappui au
débat :
- Appel à
une action commune pour une transformation du service public déducation
- Plate-forme
des équipes Freinet (ICEM)
-
Compte-rendu stage équipes « Echanges et analyses de pratiques » (ICEM
août 2001)
- Chantier de
linnovation : marché de dupes (ICEM)
- Quel est
notre projet déducation émancipatrice populaire ? (Philippe Geneste
écrit pour la semaine de lEcole Emancipée en juillet 2002)
- Lettre
ouverte à Luc Ferry (Gabriel Cohn-Bendit, parue dans Libération le 19 juillet 2002)
- Pour
essayer de comprendre les intentions du tandem Ferry-Darcos (contribution au débat de
Georges Hervé)
-
Historiques, nouvelles des projets ( Jacqueline Boucher)
- Quelques
pistes de réflexion (Jacqueline Boucher)
II)
Discussion après ces présentations :
Gaby Cohn Bendit : Il faut parler du CNIRS. Il est grave quun Mouvement pédagogique dise publiquement : quand la droite supprime une instance dInnovation, ce nest pas grave.
Vannes a bloqué sur le fait que le maire socialiste a bloqué le projet. Autorités locales jouent un grand rôle.
Ridicule de dire que le Ministre ne fait rien. Il faut apprendre à traiter avec un IA. Il faut que lIA soit favorable et agisse pour. Il faut des stratégies, même si cest un endroit pourri.
Dans tout cela, le Conseil de lInnovation a joué un certain rôle. Le directeur de cabinet de Lang a laissé tomber le Conseil de lInnovation, parce que trop gênant. Seul le sous-directeur était encore favorable.
La DESCO a profité du changement de gouvernement pour obtenir de Darcos lannonce de la disparition du Conseil de lInnovation. Nous navons pas été capables dêtre une force réelle : compétition entre groupes pédagogiques. Difficulté à faire un groupe vraiment fort. On est donc moins forts que les républicains mieux organisés.
Le CNIRS na pas été dissous. Je démissionnerai du Conseil si le Ministre ne veut pas aller dans le sens de lInnovation.
Véronique Decker (directrice à dune équipe Freinet à Bobigny) a dit dans son GD de demander des postes dans lécole.
Contre le discours : « on se heurte aux baronnies locales » Mais ce sont les mêmes qui ont créé ces baronnies.
Quest-ce que ça produirait davoir 1 ou 2 écoles Freinet ou collèges par département en terme deffets ?
Force du discours républicain dans lopinion. Problème de la diffusion. Sortir de la confidentialité.
Quel étayage du CNIRS ? Cest un peu un simple os à ronger. On nira pas plus loin.
Jacqueline Boucher : une des fonctions du CNIRS naurait-elle pas pu être une sensibilisation des échelons intermédiaires à linnovation ? Exemple sur la question de statut dEPLE de St Martin. Par ailleurs, aucune nouvelle du projet de convention qui devait être envoyé aux recteurs fin avril par le CNIRS.
Martine Bideau : Comment faire pour que les méthodes diffusent ? Question fondamentale.
Préalable, sinstaller dabord quelque part, quitte à ce que ce soit sur des bases autres ou minimales (ex : Déclic)
Rappel du coup de main dA. M. Vaillé pour orienter le projet Déclic de Bagnolet à Grigny (choisi par léquipe elle-même parmi les propositions)
André Lefranc (Déclic 91 et commission « Enfance Education Formation » des Verts) : Le système va mal. Crise de la démocratie (cf. G. Mendel). On va vers une demande sociale contre cette situation (Violence institutionnelle ressentie). Poussée vers une sortie de crise, au-delà du désespoir profond. Prend acte des rapprochements entre mouvements pédagogiques depuis quelques années.
Jeanne Vigouroux (Projet CLACE) : Evolutions du CNIRS : à Rennes, nous étions dans leuphorie. On avait limpression quon pouvait respirer. Le CNIRS a eu le mérite dexister. Mais le projet CLACE a vu tous ces dysfonctionnements. Grande dépense dénergie inutile.
Dysfonctionnement du CNIRS : décisions prises officiellement et dautres officieusement. Dès le début, mise en concurrence des projets. Critères de décision jamais donnés ouvertement. CLACE dabord accepté (sans que lon sache pourquoi exactement) puis refusé.
Dysfonctionnements administratifs : accords oraux jamais confirmés par écrit.
CNIRS : « danseuse de M Lang ». Manuvres politiciennes, et choix plus politiciens que politiques et sans transparence...
Relations avec les collectivités territoriales plus simples.
Politique éducative : démanteler les services publics. Eviter de tomber dans le piège du projet « privé-public » (= petit projet privé dans le public)
Toujours la même
question : est-ce quil faut partir dans un projet innovant et essayer de
progresser, sans quon sache si on va pouvoir essaimer ou est-ce quon attend le
grand jour ? Il faut tenir bon sur nos valeurs.
Nadine Raoul (parent délève à Brest) : Impressionnant de participer au congrès en tant que parent. Intéressant de voir des enseignants qui réfléchissent à comment faire pour que les enfants grandissent. Aide de lICEM précieuse.
Pour lavenir, pistes de travail :
- faire avancer le cadrage réglementaire des sites expérimentaux (contractualisation)
- diffusion de lexpérimentation
- création de réseaux
Si cest fait, cest bien.
Hervé Nunez (CLACE) : Ministère et Rectorat se sont engagés pour le projet CLACE : MAD, stage équipes (3 stages pour 16 enseignants). Projet encore reporté. Pour préserver la cohérence du travail, avons demandé renouvellement de la MAD. Aucune réponse.
Demande de stages lan prochain. Priorité de cette année : innovation en 6° et 5°. Si le CLACE avait ouvert 6°, 5°, il serait créé !
Nadine Raoult : Aucune garantie de la pérennité de Brest. Structure rattachée à un autre collège. Soucis administratifs (DGH diminuée par rapport à lannonce de départ : annonce le 4 juillet par MEN dune augmentation à 180 h de DGH ramenée à 153 h, sans autres explications ; 90 inscriptions pour prochaine rentrée contre 60 inscrits lannée dernière)
Martine Bideau : Se mettre dans la situation de lenseignant dans sa classe. Jouer le jeu de la coopération avec lInstitution. LInstitution veut que ça change. Accepter linattendu.
Gaby Cohn Bendit : Difficile. Il faut accepter les solutions imparfaites. Accepter de négocier. Manque de combativité. Sans un mouvement fort qui va dans le même sens, le CNIRS nest rien. Pas de possibilité de décision. Pas de critères de sélection. Le cabinet décide, pas le CNIRS.
A. M. Vaillé a eu tort de dire : « Pas possible que deux projets soient acceptés dans lAcadémie de Bordeaux »
Sil y a eu un avis défavorable, cest le Cabinet. Cest Boissinot, ancien recteur dAcadémie de Bordeaux, aujourdhui au cabinet du MEN, qui a tranché entre Clisthène et le CLACE.
Ne peut-il pas y avoir un conseil de lInnovation qui dépende directement du ministère ? Jusquà maintenant, cela devait passer par le recteur.
Pierrick Descottes (Rennes, réseau des équipes Freinet et membre du CNIRS) : Des opportunités peuvent souvrir ici ou là. Mais pas la bonne solution dessayer chacun seul, dans son coin. On doit chercher à peser collectivement.
Notre réseau ne part pas de rien aujourdhui. Différentes rencontres du collectif Innovation ont permis de mettre au point le texte, en janvier 2002 à Marly: « Appel à laction commune pour une transformation du service public déducation », assez largement signé. On doit sappuyer dessus.
Sappuyer aussi sur les analyses actuelles pour envisager lavenir : avec et hors le CNIRS, quelles stratégies ?
Mouvements pédagogiques ont dépassé les clivages et savent quils peuvent travailler ensemble.
Le problème à prendre en compte aujourdhui est la décentralisation qui risque de morceler laction.
Philippe Lamy (école Freinet de Gagny, 93): Une cellule vivante a pour but de se maintenir vivante. GPEM (Groupe Parisien de lEcole Moderne) avait déjà les murs. Ont compris au bout de deux ans quils devaient se passer de leur administration pour avancer.
Transformation du système éducatif : épuisant et vain. Intéressant de chercher dautres pistes de fédération dénergies qui offrent une troisième voie.
Philippe Geneste (CLACE et Ecole Emancipée) : On va vers limplosion du système éducatif. Libéralisation du système. Il sagit bien de résistance. Importance dêtre clair sur les principes quon défend.
Se situer sur le terrain de lexpérimentation en classe, on le fait, ça ne sert à rien. Si on fait des projets détablissements, cest pour dynamiser le service public.
Crise du service public ; demande des parents qui ne peut pas être négligée.
Marge de manuvre ? Fédérer les mouvements pédagogiques et syndicaux. Comment faire poids ?
Le CNIRS pas favorable aux projets coopératifs àQuestion de la constitution déquipes cohérentes.
Benjamine Bozon-Verduraz (Clisthène) : il ne faut pas jouer le jeu de ladministration pour diviser.
Sylvie Legris (Ecole Freinet de Mons en Baroeul) : pas si facile daller dans lécole de Mons en Baroeul (équipe Freinet constituée hors CNIRS, à la rentrée 2001). Choix daller travailler dans un quartier difficile (choix de lécole populaire).
Question de la transparence : léquipe sest choisie pour travailler ensemble.
Jacqueline Boucher : Arrêter le face à face avec ladministration et privilégier les relations avec les parents. Difficile de sy retrouver dans les publications du CNIRS. Pas dinformation pour que les parents repèrent ce type de projet et le revendiquent.
Transparence : efforts à faire dans ce sens. Ce pourrait être une de nos perspectives daction.
Formation : toucher les futurs enseignants.
Jeanne Vigouroux : Parents de Miramont de Guyenne (CLACE) investis.
On avait deux ans après Rennes pour faire aboutir les projets. Maintenant, ce sera plus difficile. Relations difficiles avec les syndicats. Il faut peut-être reprendre les relations de travail avec eux pour faire avancer les stratégies.
Philippe Lamy : Perspectives bouchées parce que nous avons adopté le discours de nos ennemis : école populaire/publique. On nose pas sortir dun schéma de pensée quon nous impose. Les arbres de connaissances sont un projet plus innovant et subversif que de créer une école. Ca sappuie sur les propositions de la société civile. On a peur dêtre taxés de suppôts du libéralisme. On ne peut pas être subversifs et révolutionnaires et vouloir la reconnaissance.
Pierrick Descottes : On est dans la confidentialité. Prendre acte de létat de nos forces limitées mais pas négligeables. Faire savoir quon est là. Coopération à travailler. Réseau à entretenir. Travail à faire avec les syndicats.
Actions symboliques : se faire connaître médiatiquement. Faire connaître nos principes.
En dehors du CNIRS, rapport de forces à créer. Difficile mais accepter de travailler sur le moyen-long terme. Utiliser les media. Ne pas se laisser réduire au rôle de pompiers.
Martine Bideau : Faut-il toujours croire en la transformation du service public ?
3° voie possible : les données ont changé avec la régionalisation. Sappuyer sur la décentralisation, cest choisir cette 3° voie.
Reconnaître que laction doit se faire en priorité avec les instances légales de décision politiques locales en sappuyant sur les contrats éducatifs locaux.
Faire remonter doléances vers les députés. Etre une sorte de socle du CNIRS. On a besoin dune visibilité au niveau national. Divulguer à tous les situations régionales. Il faut que lInnovation soit visible au niveau national.
Maryvonne Menez-Hallez (Déclic) : Au sein de léducation nationale, utiliser le CLIMOPE. Quil y en ait dans toute la France. Actions de dinformation auprès de lAEF et du Monde de lEducation.
Henri Portier (ICEM): Lorsquil y a une école dans un département, on a un repère pour la formation. Cela devrait être un axe prioritaire pour lensemble des mouvements pédagogiques.
Pour le collège dAmbrières (en Mayenne), après 68, Louis Legrand, directeur de lIPN (= INRP) a établi que nous pouvions avoir le statut de «collège à expérimentation pédagogique spontanée». Statut renouvelé tous les ans. Octroi dheures supplémentaires et ladministration ne pouvait rien nous empêcher de faire.
Pourquoi ne pas demander des établissements à expériences spontanées ?
Martine Prodhomme : Le collège lui pose problème. Elle na
pas la possibilité dappliquer au quotidien la pédagogie novatrice. Propose de
travailler sur le CLIMOPE.
Propose la signature dun texte par
un groupe qui demanderait un statut d«établissement
chargé dexpérimentation par lEN ».
François Le Ménahèze (Ecole Ange Guépin Nantes, réseau des équipes Freinet) : LICEM a demandé un statut pour les équipes existantes.
Christine Fouqueteau (Brest): Echelon régional intéressant pour travailler ensemble. On sépuise au quotidien à créer des choses qui existent déjà. Une instance nationale doit servir le local.
Véronique Decker : Le texte de 72 sur les établissements expérimentaux est caduc.
Le CNIRS et la DESCO ne connaissent
ce texte.
Trois propositions :
- Pour le primaire, demander le fléchage au mouvement.
- Reconnaissance ses équipes existantes
- Diffusion -> lien avec la formation. Question du statut des formateurs associés. Freins des syndicats. Remise en cause un avantage acquis.
Gaby Cohn Bendit : un texte non abrogé continue à être valable. On peut jouer dessus.
Nathalie Massou (DECLIC 38) :Vers une fédération de projets. Se soutenir. Les textes publiés par lassociation « Ensemble, changeons lEcole » sont intéressants. Nécessité daller jusquà laction politique avec ATTAC.
Hervé Nunez : On a déjà dit ça il y a un an. Il ny a pas eu daction concertée. Quelques petits projets sont passés, les autres se sont sentis seuls.
François Le Ménahèze : Il y a des points dappui, sur lesquels les nouveaux peuvent sappuyer.
Maryvonne Menez-Hallez : Sur le site Réveil : il y a beaucoup dinfos. Sites de DECLIC, Innovation ECE Quest-ce qui marche ? Nécessité de focaliser sur un site pour mettre tous les projets.
André Dejaune : Détecter toutes les barrières mises dans les collèges et les lycées pour ne pas faire avancer les choses. Recherche et proposition de suppression de ces barrières. Lister les occasions de travail abandonnées à cause de freins quon met aux enseignants.
Il y a aussi le site de Roger Auffrand : lannuaire des écoles différentes.
Benjamine Bozon Verduraz : les barrières viennent des collègues plus que de ladministration.
Gaby Cohn Bendit : Les barrières administratives sont très difficiles à faire sauter. Les collègues sont aussi un frein. Si on nétait pas minoritaire, ladministration ne ferait rien.
Philippe Bertrand (Quimper) : Exercer une pression médiatique : ouvrir quelque chose de façon sauvage.
Joël Blanchard : Synthèse : 6 pistes de travail apparaissent
-Demandes institutionnelles :
- travail sur les
textes (ceux de 72, ceux ayant traits à la régionalisation)
- statut pour
assurer la pérennité des équipes
- Reconnaissance des établissements (notamment par leur reconnaissance en qualité de de formateur collectif associé)
- Diffusion : « rendre lisible linnovation. »
-
se donner les moyens pour avoir un véritable impact médiatique
- un ou des
sites : cela repose le problème de la mise en réseau.
- vers une action
visible, médiatiquement forte
- Recensement des barrières, des
freins
- Signature dun texte commun en
demandant limplication du CLIMOPE et ouverture vers les syndicats enseignants
- Approfondir la question de la place
des collectifs de parents dans les projets
Henri Portier : Reprendre lorientation de «Un établissement par département ».
Philippe Bertrand : Ecrire à la nouvelle équipe ministérielle pour lui demander ses intentions en matière dinnovation.
André Dejeaume : nécessité davoir une véritable politique douverture aux media
Véronique Decker : CNIRS faisait beaucoup dautres choses que louverture des établissements innovants. Il faut affirmer quon est dans la position douvrir des lieux de pratique cohérents. Il faut que le CNIRS se centre davantage sur cela. Prendre contact avec les syndicats autres quenseignants.
Philippe Geneste : Nécessité de bien caractériser quelle innovation on promeut.
Ouverture syndicale vers une Fédération Européenne du Syndicalisme Alternatif et de lEducation (F.E.S.AL.-E) : ICEM devrait aller y voir
Importance des collectifs de parents investis sur des projets mis sur le carreau : il faudrait les fédérer.
Gaby Cohn Bendit : Comment répondre au flot darticles et de livres réactionnaires ?
Réponse plus collective du front des pédagogues remuants. Comment collectiviser et rendre plus forte notre réponse à ce flot réactionnaire ?
Les gens ne viendront pas spontanément au mouvement Freinet. Il faut dabord un sas où les jeunes viendront.
Irréaliste de croire que plusieurs projets peuvent ouvrir la même année dans une académie, cest irréaliste.
Henri Portier :
Demander le statut dexpérience pédagogique
Martine Bideau : Manifester avec force que les projets ne sont pas abandonnés. Il faut que les équipes continuent. Six pistes cest trop. Eparpillement. Y-a-t-il une volonté commune de faire quelque chose ?
Marie Bretté (ECE 22) : Sur quelle idée daction unique peut-on se mettre daccord ?
Jacqueline Boucher : Texte bilan des deux années de fonctionnement et perspectives sur ce quon attend du CNIRS quon soumettrait aux Universités dEté.
Christine Fouqueteau : Sorganiser au niveau régional : listing des présents.
Maryvonne Menez-Hallez : Ajouter dans le texte des points sur lesquels on est daccord.
Véronique Decker : Comment rendre le texte visible ?
Bernard Clerc
(OCCE) : Innovant, coopératif, expérimental ?
Martine
Bideau : Faire apparaître lEducation à la citoyenneté et lapprentissage
à la démocratie
Gaby Cohn Bendit : Disposer dun texte collectif pour la rentrée des pédagogos, notre réponse en 5000 signes Texte de réponse très vite
Hervé Nunez : Proposition dorganiser un Salon off de lEducation. Profiter de la tribune médiatique.
La décision est prise de réintituler le texte de
janvier :
« Appel pour une innovation
coopérative dans lEducation nationale », dappeler à sa signature et de
le diffuser dans tous nos réseaux et massivement auprès des médias.
Animation : Joël
Blanchard et François Le Ménahèze
Secrétariat et
compte-rendu: Catherine Mazurie, Pierrick Descottes et Joël Blanchard
Qui était là ?
- Association un collège différent à Brest
- Lycée expérimental de St Nazaire
- Déclic 38 (Grenoble) : projet de collège, défense du centre lecture et soutien école de la Villeneuve
- Collège expérimental Charente Maritime
- Ecole primaire Freinet Ange Guépin Nantes
- Groupe scolaire Concorde Mons en Baraoeul (59)
- Projet Ecole-collège dans le Trégor (22)
- Projets GEPEM Gagny-Bobigny (92)
- Déclic Essonne
- Ecole élémentaire (équipe Freinet) Léon Grimault Rennes
- CLEF Lorient (56)
- Ecole Freinet La Mareschale Aix en Provence
- Classe unique de Villey le Sec (54)
- Ecole Freinet de Vence
- Groupe scolaire Louis Buton Aizenay (85)
- Déqlic 19 Paris
- LAP Paris
- Collège de St Martin Valmeroux (parent délève)
- Projet de collège Vannes
- Ecole Vitruve Paris 20ème
- Droits, Paroles et Partage Ecole, collège et Lycée Lot et Garonne
- Ecole Freinet de serres Morlassa (64)
- Collège expérimental Clisthène Bordeaux
- Déclic
- Declic 91
- Projet CLACE
- Projet de collège dans la Vienne ECE 86
Et puis Gaby Cohn Bendit (CNIRS), lICEM, lOCCE, le GFEN, lEcole Emancipée, la Commission Education des Verts