Rencontre ICEM Innovation

Saint Denis - Dimanche 25 novembre 2001

 A l’initiative de l’ICEM-pédagogie Freinet 45 personnes représentant 25 établissements en fonctionnement depuis fort longtemps pour certains (équipes Freinet de Rennes, Nantes, Aizenay, Ecole Vitruve…), ou fonctionnant depuis la rentrée 2001 (Collège expé de Brest, Ecole de Mons en Baroeul, Ecole de Gagny…), mais aussi des projets innovants largement élaborés et prêts à ouvrir en 2002 (Déclic 93, Miramont de Guyenne, Nantes, Rochefort/Mer…) ou à plus longue échéance (dans la Vienne, à Rennes…), se sont retrouvés à Saint Denis le dimanche 25 novembre. 

«Nous nous sentons moins seuls » : de nombreux participants ont ainsi exprimé leur sentiment d’être moins seuls.

Nous nous inscrivons dans le cadre de l’Ecole laïque et du service public d’Education. Et notre volonté de changer et de transformer l’école et ses pratiques passe par la multiplication d’équipes qui en prouvent la validité au quotidien, dans un souci de qualité pour le service public et pour la réussite de tous les enfants et jeunes à l’école.

Le chemin pour l’innovation est plus que jamais étroit entre d’un côté les tenants d’une innovation qui ouvrirait les portes à un libéralisme et une marchandisation de l’école que nous condamnons, et d’autre part un retour en force d’un didactisme qui, au nom de la réhabilitation des savoirs, condamnerait les pédagogies innovantes

 «Au moins une école à pédagogie Freinet, un collège à pédagogie Freinet ou innovant dans chaque département » est, au vu du nombre d’établissements d’enseignement, un objectif limité mais en même temps très ambitieux.

Nos projets restent innovants par :

-          La place, le rôle de l’enfant, du jeune (de l’élève) dans la classe, dans l’école : reconnaissance de son droit à la libre expression, au tâtonnement, à l’erreur…

-          La mise en œuvre de la coopération et la collégialité à tous les niveaux

-          le fait de ne pas choisir son public, mais aussi de ne pas se le voir imposer, (ancrage dans le territoire, non ghettoïsation) ce qui en assure la transférabilité  

-          Le passage de l’inspection à une évaluation concertée 

Des  réticences institutionnelles globales apparaissent par rapport aux projets.

Des invariants sont recensés : problèmes de locaux, de nominations, dilution des responsabilités, disparité des moyens, manque de lisibilité des interlocuteurs et des démarches nécessaires, frilosité d’élus locaux (maires, Conseils Généraux) ou de certains membres de la hiérarchie intermédiaire (IEN, IA, voire Recteurs).

Des propositions sont faites pour mutualiser erreurs et réussites, freins et obstacles (stage en avril 2002, utilisation des listes Innovation, le réseau équipes, pour se donner avancées et travaux des projets) et pour la mise en réseau de toutes ces équipes, sans dissocier 1er et Second degré, chacun ayant à apprendre de l’autre.

- Reconnaissance des équipes fonctionnant depuis plusieurs années (équipes Freinet, Vitruve, Lycée St Nazaire…)

- Entraide et mutualisation des erreurs et réussites des équipes ayant démarré à la rentrée 2001 (parfois au prix d’un bricolage permanent)

- Accompagnement des nouveaux projets d’équipes innovantes susceptibles d’aboutir pour la rentrée 2002 mais aussi pour les années suivantes

Il nous apparaît impératif de travailler sur le pédagogique pour mettre l’institutionnel à son service et non l’inverse.

Quand on parle pédagogie on se réfère aux principes fondamentaux des pédagogies actives, et notamment ceux de la Pédagogie Freinet

Il est temps de pouvoir faire un stage pour bien utiliser ce qui existe, pour mettre maintenant des actes derrière les paroles.

Nous sommes également prêts à tenir notre place dans le champ de la formation

 

Travailler en équipe nécessite de donner du temps au temps, de s’inscrire dans la durée.

Or la question essentielle reste de savoir comment assurer la pérennité des projets, des établissements innovants au delà des échéances électorales, au delà des changements éventuels de   politique éducative. Quelles garanties pour la rentrée 2002, quels engagements du Ministère à plus long terme et quelles protections sont envisageables ? Et au delà quid même du chantier de l’innovation ?

 

Les participants sollicitent du CNIRS et du MEN des réponses écrites avant le 15 janvier aux projets déposés pour 2002.

Par ailleurs nous souhaitons des engagements écrits du CNIRS et du MEN permettant de servir de points d’appui afin d’assurer la pérennité des projets engagés (vers un contrat d’innovation ?) et la sécurité des personnels engagés dans ce chantier (profil de postes à contraintes particulières…).

 

 

ICEM

- Mise à disposition de sa structure

- Transmission des relevés de conclusion de cette journée et copie des présentations express des 25 projets présents le 25/11/01

- Stage pour les équipes à l’initiative des secteurs second degré et équipes pédagogiques de l’ICEM (avril 2002)

- Prise en compte par l’ICEM des éventuels blocages locaux et intervention institutionnelle de l’ICEM

- Constitution d’un dossier des articles de presse innovation (diffusable auprès des élus, des syndicats…)

- Mise en réseau des équipes : liste équipes, site innovation

- Réunion de travail au cours des Journées d’Etudes de l’ICEM (4 ou 5 janvier) à Marly le Roi

- Rencontres avec les syndicats (SNES-FSU en décembre…)

 

Par ailleurs :

Mise en place d’un groupe de travail pour l’élaboration d’un texte minimum